allaitementPetite "Foire aux Questions" que vous vous posez quand vous allaitez : comment gérer la reprise du boulot, préserver la beauté de vos seins, l'absence d'ovulation, ...

Vous devez vous absenter

Parfois des imprévus peuvent survenir pendant votre allaitement maternel et vous séparer temporairement de votre bébé. Tout dépend bien sûr de la durée de cette séparation et du contexte. Sachez que vous pouvez tirer votre lait avec un tire-lait, loué ou acheté en pharmacie. Vous pouvez même congeler ce lait pour des tétées ultérieures, en respectant scrupuleusement les conseils du fabriquant ou du pharmacien. Ce lait peut alors être donné au biberon stérilisé en conservant son appétit pour le goût de votre lait, et en maintenant une bonne production ultérieure de votre part.

Préserver la beauté de vos seins

Vous pouvez choisir un soutien-gorge adapté pour éviter que, sous le poids inhabituel de vos glandes mammaires, les fibres élastiques de la peau ne se cassent, provoquant des vergetures. Le plus pratique est de porter jour et nuit un soutien-gorge d'allaitement s'ouvrant par-devant en évitant ceux qui serrent et exercent une pression sur les seins

La reprise du boulot

Vous reprenez le boulot mais vous ne voulez pas sevrer ?
Sachez que vous pouvez continuer d'allaiter. Il suffit d'utiliser un tire-lait matin et soir afin de préparer les biberons pour la journée. Et de les conserver au réfrigérateur pour que la nourrice puisse les donner à votre enfant pendant votre absence.*
Autre solution, ne garder que les tétées du matin et du soir. Mais pour réussir la transition, mieux vaut à nouveau allaiter complètement votre bébé tous les week-ends et pendant vos vacances afin de relancer la lactation pour les jours à venir. Vous pourrez ainsi continuer de donner le sein à votre tout-petit aussi longtemps que vous le souhaitez. Là encore, il n'y a aucune règle. L'important, c'est d'être en harmonie avec son enfant et avec soi-même
Vous avez aussi droit à une tranche horaire d’une heure par jour pour allaiter ou tirer votre lait pendant les heures de travail. Le plus pratique c’est de placer bébé dans une crèche proche du bureau ou de demander à la nounou de vous l’amener au boulot.
Lorsqu'une telle organisation, côté pratique, s’avère impossible à mettre en place ou que vous n’éprouvez pas le désir de continuer l’allaitement, il est inutile de culpabiliser. Pour bébé comme pour maman, un sevrage précoce dans le calme est – de loin ! – préférable à un allaitement au sein « marathon » !
La reprise du travail est une étape importante pour la maman et ne doit pas être gâchée par le stress que susciterait un allaitement dans de mauvaises conditions.

L’absence d’ovulation

Détail à ne pas oublier, l’absence d’ovulation pendant l’allaitement ne signifie pas qu’on ne peut pas avoir d’autre bébé. On fera plus attention à moins de vouloir un autre enfant tout de suite !

L’allaitement n’abîme pas les seins

Au contraire, l'allaitement empêche une trop brusque diminution de la poitrine. Il vous suffit de veiller à ne pas prendre trop de poids pendant votre grossesse et à ne pas sevrer votre bébé du jour au lendemain. Ainsi, vos seins retrouveront progressivement leur volume initial. Vous pouvez aussi faire quelques exercices pour remuscler le grand peaucier du cou (ensemble des muscles qui soutiennent les glandes mammaires). Par exemple, matin et soir, prononcez en exagérant une succession de « i » et de « o ».
Il faut aussi les soigner pendant et après la grossesse : portez un soutien-gorge adapté, sans oublier de le changer régulièrement. Au moment de l’allaitement, la poitrine, devenue trop lourde, doit être parfaitement soutenue. Sinon, attention aux tissus de la peau qui "cassent" : c’est irrémédiable !

Il ne faut pas se forcer à allaiter

La motivation joue un rôle essentiel dans la décision d’allaiter. Si on nourrit son bébé au sein, contrainte et forcée par son entourage, il y a fort à parier pour que la montée de lait soit insatisfaisante. Et qu’elle stoppe rapidement. C’est une décision qui doit être réfléchie. Le temps de la grossesse permet de s’informer sur l’allaitement et de choisir, en toute connaissance de cause, si l’on a envie, ou non, de nourrir son enfant au sein. Et quel que soit le choix, cette décision sera forcément la meilleure.

L’allaitement au sein rend les bébés plus heureux

N’exagérons pas ! L’allaitement prolonge la fusion entre une maman et son bébé, sécurise sans doute ce dernier tout en lui permettant d’acquérir une certaine autonomie, mais un enfant nourri au biberon sera tout aussi heureux pourvu qu’on l’aime.

Un plaisir surprenant

Votre cerveau libère des endorphines, des hormones aux vertus calmantes, euphorisantes et soporifiques. Vous êtes sur un petit nuage et cela vous procure un plaisir surprenant. Les seins et le périnée sont en effet reliés par le même canal hormonal et énergétique. La stimulation du mamelon par le bébé, le contact de ses petites mains, de sa joue provoquent chez certaines femmes une sensation de bien-être, mais aussi parfois une stimulation génitale réelle, proche de l'orgasme. Envahie par une douce chaleur, vous pouvez vous abandonner à ce plaisir sensuel, à cette symbiose unique.

Le rire des mamans

Riez ! Selon une étude japonaise, rire avant de donner la tétée à son bébé permettrait d’atténuer les symptômes d’eczéma atopique, pathologie qui touche de plus en plus de nourrissons.
Dans le cadre de cette étude qui a rassemblé une soixantaine de mamans, la moitié a regardé un film de Charlie Chaplin, l’autre un programme de météo... beaucoup moins amusant. Des échantillons de lait des mamans ont été recueillis à intervalles réguliers, et les bébés examinés après les tétées.
Résultat : les nourrissons dont les mamans avaient ri ont montré des réactions allergiques beaucoup moins prononcées que les autres bébés.
L’explication résiderait dans la mélatonine, trouvée en plus grande quantité dans le lait des mamans riantes.