Noël : Les origines Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Tétine   

Image 

Les fêtes de Noël existaient déjà bien avant la naissance de Jésus et depuis l'antiquité. Les peuples de la terre célébraient, de diverses manières, le passage du solstice d'hiver, reflétant le triomphe final de la lumière sur les ténèbres.
Avant que le 25 décembre ne devienne officiellement la fête de la nativité de Jésus, on dénombrait 66 fêtes païennes qui célébraient le passage victorieux de la lumière sur les ténèbres.




ImageLes saturnales

Du 17 au 20 décembre, les Romains célébraient le « règne de Saturne », dieu des semailles et de l'agriculture, en mangeant, en buvant et en offrant des cadeaux aux enfants (des anneaux, vêtements ...). Cette fête était synonyme de liberté et du « monde à l'envers ».
Durant cette période, les esclaves devenaient maîtres et les maîtres devenaient esclaves, permettant aux Romains de mieux comprendre le mode de vie de leurs esclaves.
La dernière journée donnait lieu à des festins pour lesquels les maisons étaient décorées de plantes vertes.

  La fête des Fous

Au moyen âge, les saturnales laissent place à cette fête des fous. Elle se déroulait le 25 décembre le jour de la nativité, ou le 6 janvier pour le jour de l'An ou l'Epiphanie. Ce seul jour renverse les valeurs de la société et de l'Eglise Catholique : les domestiques prenaient la place des maîtres, la foule mettait à l'envers les habits sacerdotaux, parodiait les messes, blasphémait... Cette fête, interdite à plusieurs reprises, disparut définitivement au 15ème siècle.

  La fête de la nativité

Jusqu'au III ème siècle, la naissance du Christ était célébrée le 6 janvier pour l'Epiphanie (Fête des rois). Toutefois les évangiles n'ont jamais fait état d'une date de naissance en particulier pour Jésus. Il s'avérait impossible de fixer une date précise pour la naissance du Christ, car à l'époque il n'existait pas de calendrier universellement valable.

C'est le Pape Liberos qui fixa une fois pour toute la naissance du Christ au 25 décembre pour supprimer les fêtes païennes présentes à cette période de l'année. La plupart des chrétiens furent vite persuadés que la date de la naissance du Christ était le 25 décembre.

En effet le solstice d'hiver du 25 décembre était la fête la plus importante de l'an mithraïen : on fêtait la renaissance du "sol invinctus" (dieu invaincu). L'Eglise n'hésita pas à déclarer le Christ "sol invinctus".

Les chrétiens procédèrent de la même manière au cours de l'évangélisation d'autres peuples : la fête de Noël fut transférée aux jours de fêtes païens importants, tels que la fête de Jul chez les germains.L'objectif restait le même : faciliter le passage de la coutume païenne à la foi chrétienne. On s'interrogea sur la manière dont on allait célébrer l'événement. Les autorités ecclésiastiques s'accommodèrent globalement de l'esprit des saturnales. En effet beaucoup d'éléments de la fête païenne s'adaptaient aisément au nouveau cadre chrétien. Il ne fut pas difficile, par exemple, de créer un lien entre le houx aux feuilles piquantes et la couronne d'épines du Christ.

Au VIe siècle, le pape Grégoire envoya Augustin sur les îles britanniques pour évangéliser la population anglo-saxonne. Il donna l'ordre aux moines d'intégrer les cérémonies chrétiennes dans la tradition des païens afin que les mutations ne les effraient pas trop.
Avec la propagation du christianisme, la fête de Noël commença aussi à jouer un rôle de plus en plus important dans la vie politique des peuples européens. Suite à l'écroulement de l'administration romaine et du système de transport, la communication entre les souverains se fit de plus en plus rare.

Ainsi, Noël, devint l'une des rares occasions pour les princes de se rencontrer. Dans l'Europe entière, les rois chrétiens se faisaient couronner ce jour là, tel Charlemagne, Roi des Francs, qui fut nommé Empereur du Saint Empire romain, par le pape, le jour de Noël de l'an 800.

On se réunissait pour d'immenses festivités, qui étaient caractérisées par un gaspillage inouï. On se retrouvait autour d'immenses tablées, autour desquelles on mangeait et on buvait souvent en excès, on dansait et on jouait. Les jeux de cartes étaient particulièrement à la mode. En Angleterre cette pratique n'était autorisée que durant la période de Noël.

Les pièces de théâtres et les représentations scéniques étaient très appréciées en Europe. Elles étaient en général assez crues, animées et équivoques. Leur contenu, symbolique, puisait souvent dans les traditions et les rites païens. Au lieu d'interdire formellement ces pratiques, l'Eglise tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants qui avaient pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Evangiles de Matthieu et de Luc.

 Les crèches vivantes que nous connaissons aujourd'hui en sont vraisemblablement issues. Elles étaient surtout répandues, à l'époque, dans les régions alpines. Les santons de Provence sont directement issus de cette tradition et apparurent au XVIIIe siècle, favorisant, en France tout d'abord, la diffusion des crèches domestiques. Les personnages étaient alors façonnés avec de la mie de pain séchée, puis peints à l'huile et au vernis.

Peu à peu les fêtes devinrent symbole de prodigalité ce qui déplaisait aux puritains. En Ecosse les presbytériens interdirent dès 1583 les fêtes de Noël. Les puritains anglais finirent par faire triompher leurs conceptions lors de la guerre civile de 1642. On était obligé de travailler le jour de Noël comme un jour ordinaire. Mais certains continuèrent à fêter Noël en famille. Le roi finit alors par lever cette interdiction. Déjà, on avait pris l'habitude à cette époque de fêter Noël beaucoup plus discrètement et les coutumes devinrent semblables à celles que nous connaissons aujourd'hui. Même dans les pays catholiques comme l'Italie et la France, où les puritains n'avaient pas beaucoup d'influence, Noël était devenu une fête de recueillement en famille.

Au XVIIIe et XIXe siècle, la tradition qui consiste à échanger des cadeaux à Noël ou des étrennes au jour de l'An commença à se répandre. Les cadeaux de Noël sont sans doute une représentation symbolique des présents que les Roi Mages apportèrent à Jésus.

Déjà au temps du règne de César, les fonctionnaires se faisaient offrir des cadeaux par les populations au début de chaque année et même les esclaves recevaient des cadeaux de leurs maîtres. Avant Jésus Christ, chaque foyer offrait des sacrifices aux dieux pour la fête du solstice d'hiver, afin que ceux-ci protègent la maison des mauvais esprits et qu'ils veillent sur la fertilité des champs.

De nos jours, Noël, de part le monde conserve ses propres traditions

À partir de minuit, le 25 décembre, les chrétiens célèbrent Noël. C'est l'anniversaire de la naissance de Jésus, né, dit-on, dans une crèche à Bethléem. Après la messe de minuit, on se réunit en famille, avec des amis, pour partager le repas du réveillon de Noël et s'échanger des cadeaux. Les non-croyants ne vont pas à la messe, ils attendent le matin du 25 décembre pour découvrir si le Père Noël est passé.

Image En savoir plus :

Image
Toutes les idées cadeaux dans
         La hotte du Père Noël

 

 
< Précédent   Suivant >