Des grands-parents formidables Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Tétine   


Votre progéniture vient de vous annoncer un futur heureux événement.
Dans un peu moins de 9 mois, vous aurez un petit Arthur comme petit-fils.
Une génération de plus, un passage de la « parentalité » à la « grand-parentalité » qui vous inspire un sentiment mitigé…
D’une part, une excitation pareille à un enfant piétinant d’impatience en attendant Nöel
D’autre part, une exaltation éclipsée par un peu d’appréhension « Grand-parent, à mon âge, ça va me donner un sacré coup de vieux ! ».
Et en plus de cela vous avez peur de ne pas être à la hauteur.
Et si je n’avais pas la fibre « grand-paternelle » ?
«Grand-parent», est-ce que cela s’apprend ?
Tétine&Doudou vous rassurent.
Certes, il n’y a pas de mode d’emploi pour être de bons grands-parents, mais ces quelques indications pourraient bien vous être utiles.

 


Certes vous êtes assez loin de l’exemple-type de grand-parent idéal, « un modèle » comme on n’en fait plus vous semble-t-il. De ceux qui, comme vos grands-parents, restaient chez eux à mitonner des bons petits plats en attendant dimanche.
Ah le dimanche ! Le jour familial par excellence où l’enfant que vous étiez devait rester à table jusqu’à cinq heures de l’après-midi au lieu de jouer un match de foot avec ses copains… Non pas que ces moments furent désagréables pour vous, mais ce temps est bel est bien révolu.
Vous vous savez à des années lumière du papi protecteur ou de la mamie gâteau que vous avez connus. Vous êtes, à l’aube d’une nouvelle génération de grands-parents que vous allez intégrer, celle de quinquas ou sexagénaires beaucoup plus dynamiques et actifs que vos grands-parents ne l’étaient.

Mais cette réflexion ne doit pas vous faire oublier que, devenir grand-parent vous engage à certaines responsabilités, pour le moins morales, que vous le vouliez ou non.

La charnière de la famille
 
Vis-à-vis de vos petits-enfants, vous êtes le garant de certaines valeurs.
Morales d’abord : avec l’âge, votre conception de la vie et des choses qui l’entourent sont sans aucun doute plus posées et pesées que celles de vos enfants, pris dans l’engrenage d’un quotidien stressant et expéditif. Votre qualité de vie et votre train de vie plus calme et reposant doivent profiter à vos petits-enfants. Des moments de détente et de tranquillité propices à des enseignements, des échanges complices entre deux générations.

En tant que grand-parent vous êtes le dépositaire d’un savoir et d’une culture que vous seul êtes capable de transmettre à vos petits-enfants.
Attention toutefois de ne pas jouer au professeur. Vous n’êtes en aucun cas l’éducateur de vos petits-enfants, d’autant plus que les valeurs éducatives enseignées par les parents ne correspondront pas forcément aux vôtres.

Néanmoins, les histoires qui ont forgé votre esprit et votre culture sont autant de petits héritages qui contribueront à l’épanouissement et l’ouverture intellectuelle de l’enfant.
Racontez-lui notamment l’histoire de la famille en veillant toutefois à ne pas tomber dans la partialité. Là aussi votre maturité et votre point de vue distancié doivent vous permettre de faire la part des choses.

L’entraide entre générations

Vos enfants n’acceptent pas que vous leur rendiez des services de nature financière ou autre, de peur de se sentir redevables.
Dans ce cas, reportez ce désir d’entraide sur vos petits-enfants en lui offrant des cadeaux ou en faisant des sorties avec lui sans que cela ne devienne toutefois trop fréquent. S’il ne perçoit pas ces dons comme un dû, l’heureux petit bénéficiaire saura vous remercier de votre générosité.

Tout ceci n’est que suggestion. Mais cela vous fait comprendre que, de la même manière qu’il n’y a pas d’«école de parent», il n’y en a pas non plus pour être grand-parent.
L’essentiel au fond relève de l’affectif plutôt que du technique.  
En cas de conflit dans la sphère familiale, qu’il soit intergénérationnel ou autre, il vous appartient de ne pas faire preuve de parti pris. Ni critiques, ni jugements.
Une règle d’or pour préserver l’enfant hors de toute hostilité interne.

Cette question se pose avec d’autant plus d’acuité dans le cas où vos propres enfants se séparent ou divorcent. Vous devez alors rassurer l’enfant et lui expliquer la situation en tant que symbole du lien familial. En répondant aux questions qu’il se pose, sans tabou, vous l’aiderez à soigner ses blessures et à retrouver ses repères.
Avec ces discussions privilégiées, vous aurez, en plus, gagné la confiance de vos petits-enfants.

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