| L'anniversaire et ses traditions |
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| Écrit par Tétine | |
A chaque fête ses symboles !Au chapitre des traditions d’anniversaire, deux peuples, les Allemands et les Grecs, ont initié la majeure partie des coutumes que nous perpétuons encore aujourd’hui. Pour savoir comment sont arrivés jusqu’à nous les gâteaux, les cadeaux, les chansons et les bouffons qui font la joie des petits et des grands, lisez ce qui suit et vous épaterez la galerie lors de vos prochaines fêtes d’amis ! ![]() Jour de naissance, jour de fêteJusqu’à il y a 4000 ans avant Jésus-Christ, personne ne célébrait son anniversaire, pour la simple et bonne raison que personne n’était en mesure de calculer le temps de façon précise. Il a fallu attendre l’avènement des premiers calendriers pour avoir une idée juste du temps qui passe, et donc de son âge ! Mais même à ce moment, seuls les nobles, principalement les Pharaons, célébraient leur anniversaire, puisque l’on ne tenait pas de registre des naissances pour les gens du peuple. Ce sont les Grecs qui, les premiers, ont compilé des statistiques démographiques. Une fois le problème de notion du temps résolu, les gens ont commencé à croire que les mauvais esprits les visitaient le jour de leur anniversaire de naissance. Afin de se protéger des forces du mal, ils s’entouraient de leur famille et amis en cette journée, question de ne pas être incommodés. Les proches, pour leur part, offraient cadeaux et boustifaille à la personne fêtée, afin de lui donner la force nécessaire pour combattre les esprits maléfiques. Mais bientôt, cette tradition naissante a pris l’allure d’une véritable partie de plaisir, et les esprits ne sont devenus qu’un simple prétexte pour se retrouver et festoyer. Quant aux enfants, c’est avec beaucoup de soulagement que l’on a commencé à célébrer leur anniversaire vers la fin du siècle dernier. C’est qu’à une époque où le taux de mortalité infantile était particulièrement élevé, le premier anniversaire d’un tout-petit était perçu comme une véritable victoire sur la nature. Les années et le progrès de la médecine aidant, ce sont finalement les Allemands qui ont mis au goût du jour une célébration appelée «kinderfeste», «kinder» signifiant enfants et «feste» fête. Pour la première fois dans l’histoire, les enfants connaissaient eux aussi leur journée de gloire au cours de l’année ! Du gâteau, svp !Ce qui semble être la première apparition du gâteau d’anniversaire remonte à la Grèce antique. À l’époque, les Grecs se rendaient au temple de la déesse de la lune, Artémis, afin de l’honorer et de la glorifier. En signe de dévotion, ils lui offraient chaque fois un gâteau… rond comme la lune ! Puis, cette tradition fut oubliée, et récupérée, quelques centaines d’années plus tard, par les Allemands. Connaissant la prédisposition des bambins pour le sucré, ils ont remis les gâteaux au goût du jour lors des populaires «kinderfeste». À la différence d’aujourd’hui, la personne qui cuisinait le gâteau y camouflait certains petits objets ayant tous une symbolique. Par exemple, lorsqu’un invité découvrait une pièce de monnaie dans sa part de gâteau, il pouvait espérer devenir riche et puissant. Moins chanceux était celui qui se retrouvait avec un dé à coudre, symbole d’un célibat éternel ! Quant aux incontournables chandelles que nous soufflons avec grand plaisir une fois l’an, il semble qu’à l’origine, elles avaient pour humble mission de porter les vœux du fêté jusqu’au ciel, afin qu’ils se réalisent dans les plus brefs délais. Si, aujourd’hui, nous avons pour principe de placer sur le gâteau un nombre de chandelles équivalent à l’âge de la personne célébrée, les Allemands, pour leur part, en plaçaient une de plus. À l’époque, la chandelle supplémentaire symbolisait la «lumière de la vie» et on devait la laisser se consumer une journée entière. Avec nos meilleurs vœuxLes premières cartes de souhaits ont été échangées à l’occasion du Nouvel An, vers 1840 en Angleterre, année où le premier timbre-poste fut lancé. Quelques années plus tard, on éditait une première série d’enveloppes décorées aux motifs de Noël. L’idée de faire parvenir ses bons vœux par le biais des cartes de souhaits a fait son chemin et, peu de temps après, les Anglais, les Allemands et les Américains ont adapté le principe aux anniversaires. Dès lors, il est devenu de bon goût d’offrir une carte de vœux, et de nos jours, toutes les occasions sont bonnes pour griffonner un petit mot à un être cher ou à un simple collègue. Et même à l’époque des courriels et des cartes virtuelles, la bonne vieille carte manuscrite n’est pas à la veille d’être remplacée ! Inimitables clowns !S’il est un symbole qui nous fait immédiatement penser à la fête, c’est sans conteste le clown, ce personnage rigolo qui occupe une place de choix dans l’imaginaire de tous les enfants. Il faut dire que l’esprit comique du clown existe dans presque chaque culture et qu’il est aussi vieux que la civilisation. À travers le Moyen-Âge et durant la Renaissance, certains clowns perpétuaient l’art d’amuser dans les palais des rois et des grands nobles, mais la majorité étaient des artistes de rue. Autrefois connus sous le nom de «bouffon», «plaisantin» ou «saltimbanque», ces pitres ont adopté le nom officiel de «clown» dans la deuxième moitié du XIXe siècle, période au cours de laquelle leur art a connu un essor important. Au fil des ans, trois principaux types de clown se sont démarqués du lot. Le premier, le clown classique au visage blanc, est sans doute le plus sérieux de tous. Lors de ses numéros, il est celui qui semble en parfait contrôle de la situation, mais à qui arrive toujours un malheur. Outre à son maquillage blanc qui lui recouvre tout le visage, on le reconnaît aussi à ses traits naturels fortement accentués. Parmi les plus connus, notons Pierrot, Arlequin et Ronald Mc Donald. Le deuxième type, le clown auguste, est celui auquel on pense spontanément en fermant les yeux. Fou, maladroit, un peu bête, il brille de mille feux avec son maquillage exagéré et son costume dépareillé aux couleurs lumineuses. Souvent, il fait équipe avec le clown blanc et il contribue même à sa déconfiture. Lorsque l’on invite un clown à animer une fête d’enfants, il y a d’ailleurs de fortes chances de se retrouver avec un auguste . Finalement, le clown dit «personnage» est celui qui prend les traits d’un quelconque personnage, mais de façon exagérée. Par exemple, il est souvent le clochard un peu trop caricatural pour faire vrai ou la poupée aux détails physiques particulièrement exagérés. Charlie Chaplin incarnait à merveille ce type de clowns qui, contrairement à ses deux comparses, ne s’est pas fait connaître dans les cirques. Des fêtes et des faits !
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