Non… Pas dodo ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Tétine   


Un bisou, deux bisous, une histoire, la lumière ... Tous les soirs, c'est la même chanson, il ne veut pas aller se coucher, rester seul et s'endormir.
Pour éviter la bataille du dodo, aux petits maux les grands remèdes!

Image Améliorer le sommeil des petits de Andrea Grace

Quels sont les signes de fatigue chez un nouveau-né ? Comment aider son enfant à se préparer à dormir ? Comment calmer un bébé qui pleure la nuit ? Améliorer le sommeil des petits est fait pour tous les parents confrontés aux problèmes de sommeil. Construit de manière thématique et chronologique, ce guide vous permettra de répondre aux besoins et aux problèmes de votre enfant (de 0 à 2 ans) : le sommeil chez l'enfant : cycles, nombre d'heures, le rituel du coucher, l'angoisse de séparation, les poussées dentaires, les siestes, en vacances. Tous les problèmes de sommeil sont illustrés de témoignages et de situations réelles, avec de nombreux conseils pour aider son enfant à dormir paisiblement.
Réconciliez votre enfant avec le sommeil !


Ramener le calme

Essayer de coucher un enfant surexcité tient de la gageure. Après le bain du soir, veillez à ce que le dîner soit un moment de détente. Parlez à votre enfant sur un ton calme, ne tentez pas de le faire hurler de rire. Puis, accordez-lui de passer un petit moment devant un dessin animé ou avec un jeu calme (habiller la poupée pour la nuit, lire une histoire). Prévenez-le qu'il est bientôt l'heure (rappelez-lui qu'il doit se coucher tous les jours à une heure bien précise, 8 heures par exemple). Pour mettre toutes les chances de son côté, il faut définir l'heure où l'enfant commence à ressentir les effets de la fatigue (il se frotte les yeux, baille ... ). Tous les enfants n'ont pas le même rythme, le même besoin de sommeil. En revanche, une fois l'heure du dodo déterminée, maintenez absolument le cap.
 
Des rituels pour bien dormir

Pour tous les enfants, l'heure du dodo est un moment difficile à passer car il signifie solitude et séparation, obscurité et silence. De quoi effrayer l'enfant le plus aguerri. La mise en place de rites du coucher permet à l'enfant de rompre avec les activités de la journée et de se rassurer. Le rituel défini doit être suivi de manière scrupuleuse: on se lave les dents, on couche les peluches, on grimpe dans son lit, on raconte une histoire avec papa ou maman, on écoute une berceuse ou on fait une petite prière, on allume la veilleuse, on borde le lit et on se fait un gros, gros câlin. Ce qui peut prendre de quinze à trente minutes, autant de temps consacré à nouer une relation privilégiée avec l'enfant. S'il n'a pas l'impression que vous vous débarrassez de lui en deux temps trois mouvements pour profiter du film à la télévision, il sera plus enclin à trouver le sommeil, car rassuré par votre amour.

Et on s'y tient !
 
Une fois installé, le rituel ne doit pas subir de modification: on lit une histoire, mais pas deux. On prévient : « c'est le dernier bisou! ». Et on sort de la chambre pour de bon, d'un pas décidé. S'il vous sent hésitant, l'enfant n'hésitera pas à exiger une rallonge d'une durée indéterminée. Cédez une fois à sa demande d'un nouveau bisou, d'un verre d'eau, et vous êtes en piste pour un moment! D'où l'importance d'avoir listé dans le rituel tous les besoins de l'enfant  (pipi, soif, câlin, peluche, lumière). Une fois tout en place, votre attitude ferme rassurera votre enfant: il ne manque de rien et est en sécurité. En cédant à ses rappels, vous montrez votre angoisse d'être séparée de lui, et vous nourrissez de ce fait sa crainte du noir, de la solitude.
 
Et s'il insiste?


Malgré votre bonne volonté, il pleure, se relève, vous appelle parce qu'il a encore soif, parce que nounours est tombé par terre, qu'il a peur du noir. Vers 2 ans, la bataille du dodo se joue sous l'angle de la phase d'opposition, ce qui n'est pas fait pour faciliter l'armistice! S'il n'a vraiment pas sommeil, ce qui est possible, vous pouvez le laisser jouer un peu dans sa chambre (de préférence dans son lit) et sans vous. Il finira par glisser tout doucement dans le sommeil.

Que faire s'il a peur du noir?

Avant de se coucher, l'enfant peut évoquer sa peur du loup, du monstre ou du voleur. On peut faire le tour de sa chambre pour lui montrer qu'il n'y a rien d'inquiétant. Mais, en fait, l'enfant a surtout peur de perdre ses repères. Dans le noir, il ne voit plus rien de tout ce qui le rassure: ses parents, ses jouets, son univers. Il souffre aussi de l'angoisse de séparation, qui reste très vive jusqu'à l'âge de 4 ans. En grandissant, il développe ses défenses pour affronter cette anxiété. Vers l'âge de 6 ans, il différencie le réel de l'imaginaire (monstre, loup, voleur) et craint moins l'obscurité. En attendant, la solution c'est de supprimer l'obscurité (veilleuse ou lumière dans le couloir) pour permettre à l'enfant de retrouver ses repères s'il se réveille pendant la nuit.

Il veut s'endormir dans le lit de papa et maman


Certains enfants demandent à s'endormir dans le lit de leurs parents.
A charge pour eux de le transporter ensuite dans leur lit.
 Attention, si vous acceptez, il sera difficile d'y mettre un terme; Il est donc préférable de coucher l'enfant dès le début dans son lit. S'endormir dans celui des parents signifie aussi s'y réfugier au moindre cauchemar ou terreur nocturne, ce qui peut avoir des répercussions négatives sur la vie de couple, et sur le développement psychologique de l’enfant

A lire

Mon bébé dort bien de  Edwige Antier
Un sommeil paisible et sans pleurs : Aider en douceur son bébé à dormir toute la nuit de Elizabeth Pantley
Bébé dort bien de Marcel Rufo, Christine Schilte
Bébé fait ses nuits : Prévenez les problèmes de sommeil avant qu'ils ne surgissent de Catherine Tobin
Eduquez votre enfant au sommeil : Comment résoudre les problèmes de sommeil chez le bébé et l'enfant

Image  Tout sur le sommeil de Bébé



 

 
< Précédent   Suivant >