Assurer un coucher paisible Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Tétine   

L'heure du coucher est un moment délicat dans la vie du tout-petit, passage parfois angoissant entre lumière et obscurité, compagnie et solitude.
Quelques pistes pour que l'endormissement ne soit pas synonyme de mauvais rêve ...

Certains tout-petits ont des difficultés à s'endormir seuls.

Ce n'est pas inquiétant, mais cela veut peut-être dire que Bébé se sent insécurisé, qu'il n'arrive pas à rester seul et affronter tout ce qui se développe dans sa tête, voire son agressivité, sa rivalité, sa peur que ses parents ne disparaissent, etc.
La séparation du coucher va se passer en fonction de la manière dont il gérera les séparations dans la journée.
Si, dans la journée, il ne peut pas quitter papa et maman sans angoisse, l'enfant va encore moins bien supporter de se retrouver le soir dans sa chambre tout seul dans l'obscurité. Il est important que l'enfant soit progressivement sécurisé, c'est-à-dire qu'il puisse, dès les premiers mois, jouer seul avec ses mains, ses pieds, ou regarder son mobile et, plus grand, jouer seul de plus en plus longtemps aux côtés de ses parents puis loin de ses parents, dans une autre pièce.
Cela va également dépendre du temps d'échange que l'enfant a eu durant la journée avec ses parents: s'il ne les a pas beaucoup vus, il lui sera plus difficile de s'en séparer! Et puis il y a des enfants qui ne supportent pas de rester seuls dans leur lit, parce qu'ils s'interrogent sur ce que leurs parents font pendant ce temps-là. Il est important d'être ferme et de montrer que c'est maintenant le temps des parents.

Caprices ou manipulations ?
 
L'enfant va sentir très tôt ce qu'il peut obtenir au moment de cette séparation du soir, s'il peut « tirer sur la corde » : par exemple, si le parent est culpabilisé de ne pas voir suffisamment son enfant dans la journée et que l'enfant réclame encore des câlins ou une histoire de plus, le parent acceptera plus facilement. Si le parent a connu une
histoire de séparation extrêmement douloureuse, s'il a été élevé par quelqu'un d'autre que ses parents, les difficultés à se séparer de son enfant vont faire remonter à la surface le souvenir des séparations douloureuses que lui-même a connues.
Si le parent ressent le coucher non comme une continuité de la journée mais comme une rupture, il va se laisser« manipuler » plus facilement.
Si, au contraire, il considère que l'on a assez joué et que c'est le temps de la séparation, s'il l'exprime clairement et fermement, cela se passera bien.
Ce sera le parent qui a le moins de mal à se séparer qui sera le plus apte sur les deux à prendre ce moment en main.
 
Maman n'est pas plus qualifiée que papa - ou l'inverse - pour gérer efficacement ce moment de séparation?
 
Ce sera plus en fonction de l'histoire personnelle et de la disponibilité de chaque parent. Mais si c'est la maman qui est très fusionnelle avec son bébé ou son enfant, il vaut mieux que ce soit le père qui fasse la séparation du soir. Cela dit, il existe aujourd'hui des papas qui ont du mal à être fermes ou entrer en conflit avec leur enfant et c'est alors la maman qui pourra le mieux jouer ce rôle.

Prendre Bébé dans son lit ?
 
Ce ne sont pas de bonnes habitudes. L'enfant a une place, qui est la sienne: son lit. Il n'a pas à être dans le lieu de la sexualité de ses parents, sauf le matin au réveil, pour les câlins. Mais on peut partager sa chambre avec lui durant les premiers mois, jusqu'à ce que sa maman puisse s'en séparer sans anxiété. Ce qui est important, c'est d'être d'abord attentif aux signes de fatigue de son enfant.
Le sommeil est cyclique et il y a des signes annonciateurs de l'arrivée du train du sommeil, qui sont toujours les mêmes chez chaque enfant: bâiller, se frotter les yeux, se toucher l'oreille ou une mèche de cheveux, être excité ou éteint, etc.
Il faut aussi faire un rituel du coucher: en se répétant chaque soir, cela contient les angoisses de l'enfant. Ce rituel est nécessaire tant que l'enfant ne peut pas aller au lit sans anxiété. C'est un sas indispensable avant de se quitter le soir.
Mais il ne doit pas s'éterniser et doit avoir un début et une fin.
 
Bébé émet des rappels incessants : que faire ?

Il faut y retourner si l'enfant ne se calme pas. Si le temps de répit entre les pleurs est de plus en plus long, cela veut dire que le bébé va réussir à s'endormir. En réalité, le temps durant lequel on le laisse pleurer est fonction de ce que les parents pourront supporter. Ce qui est surtout difficile, c'est d'apprécier si le tout-petit est vraiment malheureux ou s'il cherche à obtenir quelque chose qu'il n'aurait pas eu à un autre moment de la journée.
Une astuce qui fonctionne bien, c'est de lui dire: « J'ai quelque chose à faire, je reviens dans un moment », ce qui a pour effet de sécuriser l'enfant, qui finit souvent par s'endormir avant le retour du parent. Ou lui dire qu'on est juste à côté et, selon l'âge, laisser la porte entrouverte ou pas, ou allumer une petite veilleuse (un enfant n'a pas peur du noir avant 18 mois, donc il est inutile de l'habituer à dormir avec une lumière !).
    
Image Tout sur le sommeil de Bébé
 
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