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Éloïse

Fête :15 mars et 11 février

Chiffre : 2
Couleur : blanc
Pierre : diamant
Métal : fer
Fleur: la pâquerette

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Anaïs
Fête : 26 juillet

Chiffres : 5 et 8
Couleurs : vert et bleu
Pierre : émeraude
Métal: bronze
Fleur: le chèvrefeuille
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Lou
Fête : 15 mars ou 25 août.

Chiffres : 3 et 4
Couleurs : bleu et rouge

Etymologie : diminutif de Louise signifie « Illustre au combat, glorieux vainqueur » en germanique et « Lumière » en celte.
Lire la suite... [Lou]
 
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Le rôle des pères à travers les temps Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Tétine   

L'origine du mot «père»  vient de « Pater » : chez les chrétiens :
Dieu le Père, Abraham Père des croyants, les empereurs romains Pères de la Patrie, le pape nommé Saint-Père,……, tantôt créateur, tantôt emprunt de sentiments paternels à la fois tendres, autoritaires et protecteurs.

Image

Étrangement, le symbole de la fête des Pères est la rose; rouge quand le père est vivant et blanche lorsqu'il est décédé. On la porte à la boutonnière pour souligner la fête des Pères.
Longtemps le père a eu un pouvoir total sur sa famille, mais aussi la responsabilité de pourvoir aux besoins de celle-ci. Jusqu'à récemment, la plupart des sociétés étaient patriarcales.

Le père de famille de l’Antiquité, empereur chez lui

Sous l’Antiquité, le pater familias règne dans sa famille comme César sur Rome. Le père a un pouvoir énorme.
Il a droit absolu de vie et de mort sur ses enfants. Une scène reste connue : celle de la présentation des nouveau-nés à leur père… L’enfant qui vient de naître est amené et montré à son père. Si celui-ci le trouve fort et beau, le nouveau-né trouve place dans la famille.
Sinon, il est mis à mort, vendu ou exposé à l’abandon sur une place publique ou même encore déposé sur les marches du temple et dévoré par les bêtes sauvages ou recueillies par un passant compatissant…
Ce droit de vie et de mort permanent des pères sur leurs enfants est supprimé à la fin de l’Antiquité par les empereurs chrétiens.

Au Moyen âge, une autorité partagée avec la mère

La religion, puis l'état se mêlent à leur tour du futur des enfants. Les pères ne peuvent plus renier leurs enfants, encore moins les tuer. Dorénavant, ils doivent avoir des enfants uniquement avec leur épouse légitime.
L’autorité parentale est mieux partagée et moins forte au Moyen âge. Les filles sont placées sous l’autorité maternelle. Les garçons sont aussi sous la responsabilité de leur mère jusqu’à l’âge de l’apprentissage professionnel (vers huit à douze ans) ou chevaleresque (douze à quinze ans) et passent à ce moment-là seulement sous l’autorité du père.
La puissance paternelle est d’autant plus affaiblie que l’Eglise reconnaît au Moyen âge la validité des mariages contractés sans le consentement des parents à partir de treize ans pour les garçons et onze ans et demi pour les filles, mariages qui souvent émancipent les enfants.

La Renaissance : un retour au pouvoir du père

L’autorité paternelle et son pouvoir de coercition se renforcent à partir du XVIème siècle, sans doute à cause du renouveau du droit et du renforcement de la monarchie absolue. Le garde des Sceaux Guillaume du Vair écrit que : "nous devons tenir nos pères comme des Dieux sur terre" et Jean Bodin va jusqu’à réclamer le rétablissement du droit de mort du père sur ses enfants !
Sans aller jusque-là, les pères retrouvent alors la plus grande partie des droits accordés par les anciennes lois romaines. La puissance paternelle s’étend non seulement aux enfants mais aux petits-enfants et à toutes les générations qui suivent. Ces "enfants de famille" ne peuvent conclure de contrat (notamment de prêt ou de mariage) sans l’accord du père ni faire de testament.
Cette autorité paternelle est de durée variable selon les régions. Dans les pays de droit écrit, elle s’étend à tous les descendants aussi longtemps que vit le chef de famille. En Bretagne, le fils reste jusqu’à ses soixante ans sous l’autorité du père à moins de se marier avec son consentement, ce qui l’émancipe. Dans le Poitou, les enfants célibataires restent soumis au père toute leur vie mais peuvent tester à partir de vingt ans. Dans le Berry, le mariage émancipe les enfants, mais à Montargis les célibataires sont affranchis à partir de vingt ans…

L’égalité révolutionnaire entre le père et ses enfants

La Révolution met en avant l’égalité des membres de la famille et, à propos des enfants, assure que "la voix impérieuse de la raison s’est faite entendre ; elle a dit : il n’y a plus de puissance paternelle… Suurveillance et protection, voilà les droits des parents".
Le Consulat fait par nécessité un premier pas en arrière en reconnaissant la puissance paternelle, "droit fondé par la nature et confirmé par la loi".
L’ordre des familles est maintenu mais des limites à la puissance paternelle empêchent un retour à la patria potestas du droit romain.

Du Code Napoléon à aujourd’hui


Avec son Code civil de 1804, Napoléon réalise un nouveau compromis entre le droit révolutionnaire et le droit d’Ancien Régime et contribue à renforcer "l’autorité de son chef… car c’est par la petite patrie (la famille) que l’on s’attache à la grande".
La famille se suffit alors à elle-même. C’est très progressivement que l’Etat va prendre en charge des fonctions qui relèvent auparavant du père de famille : instruction, surveillance sanitaire et alimentaire… L’Etat peut même désormais se substituer au père en cas de défaillance ou de carence.

Dès le début du 20e siècle, lors de la Première Guerre mondiale, puis de façon plus franche lors de la Deuxième Guerre mondiale, les femmes prirent plus de pouvoir.
Les hommes étant partis au front, il ne restait qu'elles pour prendre soin de leur famille nombreuse. Elles durent retrousser leurs manches et elles partirent travailler tout en s'occupant seules de leurs enfants. Dès lors, les familles ne furent plus les mêmes et les pères perdirent une partie de leurs pouvoirs au profit de leur femme.

La famille hiérarchique fondée sur l’autorité du mari et du père est remplacée par une famille égalitaire entre les époux qui prennent solidairement les décisions concernant les enfants.

Puisque le divorce est maintenant permis par l'église et l'État, les modèles familiaux sont aujourd'hui très variés : famille monoparentale, famille reconstituée, famille homoparentale, famille typique, ce qui a créé tout autant de modèles paternels. Il reste une évidence, la place du père auprès de leurs enfants est depuis toujours d'une grande importance et c'est pour célébrer celle-ci que la fête des Pères a été pensée.

Pour conclure sur une image d’Epinal mais qui traduit bien le nouveau rôle des pères, de ces papas-poules dont les magazines brossent régulièrement le portrait, on pourrait dire que les enfants ont désormais un papa qu’on aime plutôt qu’un père que l’on craint !

Image  Notre rubrique entièrement dédiée aux Papas

 
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