| Le rôle des pères à travers les temps |
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| Écrit par Tétine | |
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L'origine du mot «père» vient de « Pater » : chez les chrétiens : ![]() Étrangement, le symbole de la fête des Pères est la rose; rouge quand le père est vivant et blanche lorsqu'il est décédé. On la porte à la boutonnière pour souligner la fête des Pères. Le père de famille de l’Antiquité, empereur chez luiSous l’Antiquité, le pater familias règne dans sa famille comme César sur Rome. Le père a un pouvoir énorme. Il a droit absolu de vie et de mort sur ses enfants. Une scène reste connue : celle de la présentation des nouveau-nés à leur père… L’enfant qui vient de naître est amené et montré à son père. Si celui-ci le trouve fort et beau, le nouveau-né trouve place dans la famille. Sinon, il est mis à mort, vendu ou exposé à l’abandon sur une place publique ou même encore déposé sur les marches du temple et dévoré par les bêtes sauvages ou recueillies par un passant compatissant… Ce droit de vie et de mort permanent des pères sur leurs enfants est supprimé à la fin de l’Antiquité par les empereurs chrétiens. Au Moyen âge, une autorité partagée avec la mèreLa religion, puis l'état se mêlent à leur tour du futur des enfants. Les pères ne peuvent plus renier leurs enfants, encore moins les tuer. Dorénavant, ils doivent avoir des enfants uniquement avec leur épouse légitime. L’autorité parentale est mieux partagée et moins forte au Moyen âge. Les filles sont placées sous l’autorité maternelle. Les garçons sont aussi sous la responsabilité de leur mère jusqu’à l’âge de l’apprentissage professionnel (vers huit à douze ans) ou chevaleresque (douze à quinze ans) et passent à ce moment-là seulement sous l’autorité du père. La puissance paternelle est d’autant plus affaiblie que l’Eglise reconnaît au Moyen âge la validité des mariages contractés sans le consentement des parents à partir de treize ans pour les garçons et onze ans et demi pour les filles, mariages qui souvent émancipent les enfants. La Renaissance : un retour au pouvoir du pèreL’autorité paternelle et son pouvoir de coercition se renforcent à partir du XVIème siècle, sans doute à cause du renouveau du droit et du renforcement de la monarchie absolue. Le garde des Sceaux Guillaume du Vair écrit que : "nous devons tenir nos pères comme des Dieux sur terre" et Jean Bodin va jusqu’à réclamer le rétablissement du droit de mort du père sur ses enfants ! Sans aller jusque-là, les pères retrouvent alors la plus grande partie des droits accordés par les anciennes lois romaines. La puissance paternelle s’étend non seulement aux enfants mais aux petits-enfants et à toutes les générations qui suivent. Ces "enfants de famille" ne peuvent conclure de contrat (notamment de prêt ou de mariage) sans l’accord du père ni faire de testament. Cette autorité paternelle est de durée variable selon les régions. Dans les pays de droit écrit, elle s’étend à tous les descendants aussi longtemps que vit le chef de famille. En Bretagne, le fils reste jusqu’à ses soixante ans sous l’autorité du père à moins de se marier avec son consentement, ce qui l’émancipe. Dans le Poitou, les enfants célibataires restent soumis au père toute leur vie mais peuvent tester à partir de vingt ans. Dans le Berry, le mariage émancipe les enfants, mais à Montargis les célibataires sont affranchis à partir de vingt ans… L’égalité révolutionnaire entre le père et ses enfantsLa Révolution met en avant l’égalité des membres de la famille et, à propos des enfants, assure que "la voix impérieuse de la raison s’est faite entendre ; elle a dit : il n’y a plus de puissance paternelle… Suurveillance et protection, voilà les droits des parents". Le Consulat fait par nécessité un premier pas en arrière en reconnaissant la puissance paternelle, "droit fondé par la nature et confirmé par la loi". L’ordre des familles est maintenu mais des limites à la puissance paternelle empêchent un retour à la patria potestas du droit romain. Du Code Napoléon à aujourd’hui
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