| L’accouchement expliqué aux papas |
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| Écrit par Tétine | |
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Les signes que cela commencePour chaque femme, le scénario diffère. Certaines perdent les eaux. Les membranes protectrices qui contiennent le bébé et le liquide amniotique durant 9 mois se percent sous la pression du foetus. Un liquide chaud et clair s'écoule alors en un flot. Impossible de confondre avec autre chose. Du moins quand la rupture est bien franche. Car il arrive que la perte de liquide soit plus discrète si la poche des eaux n'est que fissurée. On peut alors croire à des petites fuites d'urine. Dans les deux cas, le mieux est de se rendre à la maternité pour faire la part des choses. En général, quand la poche des eaux est réellement percée, l'accouchement va débuter dans les heures qui suivent car le bébé appuie plus fortement sur le col de l'utérus et cela entraîne son ouverture. Autre scénario possible: les contractions. L’utérus est un muscle "lisse" et il se contracte sous l'effet de certaines hormones (les ocytocines). Le jour de l'accouchement, l'intensité de ces contractions s'amplifie régulièrement. Les sages-femmes conseillent souvent d'attendre une certaine fréquence, soit une contraction toutes les 5 minutes pendant au moins 2 heures. Il y a souvent le temps. Le col, jusqu'alors long de 3 cm et fermé, va se raccourcir - on dit qu'il s'efface - et s'ouvrir - il se dilate - jusqu'à 10 cm de diamètre afin de permettre le passage du bébé. Certaines femmes accouchent néanmoins beaucoup plus vite et d'autres beaucoup plus lentement. Pour un deuxième bébé, on peut se rendre à la maternité plus rapidement car le col de l'utérus s'efface et se dilate simultanément et l'accouchement peut - ce n'est pas systématique - se dérouler plus vite. Enfin, pour certaines, l'accouchement a lieu sur rendez•vous. Elles se rendent alors à la maternité un matin pour être "déclenchée". Le monitoringArrivée à la maternité - hôpital ou clinique -, la future maman est accueillie par la sage-femme de garde. Elle constate le début de l'accouchement en pratiquant un toucher vaginal ainsi qu'un monitoring. Cet appareil, équipé de deux capteurs, enregistre simultanément les contractions utérines et le rythme cardiaque du foetus. Le plus souvent, il est laissé en place pour assurer une surveillance continue de ce dernier. Il peut aussi n'être branché que par intermittence, c'est-à-dire par tranches de 30 minutes, afin de pouvoir bouger un peu. Le monitoring a en effet comme principal inconvénient d'immobiliser la future maman sur son lit d'accouchement, dans une position (allongée) très inconfortable à la longue. Outre le monitoring, la sage-femme installe une perfusion ou un cathéter dans la veine du bras sur lequel on branchera plus tard une perfusion. Cela permet d'instiller d'éventuels médicaments en cas de besoin. La périduraleCette analgésie endort les sensations douloureuses. Elle n'est pas systématique. C'est à la future maman de faire savoir si elle souhaite en bénéficier. Quand? Au moment où elle en ressent le besoin. La décision peut donc être prise avant même l'accouchement, auquel cas il faut le signaler à la sage- femme. Ou à la dernière minute, que la dilatation ait atteint 4 cm ou 8 cm. Avant ce stade, il est préférable de ne pas poser d'analgésie car les contractions ralentiraient un peu. Au-delà de 8 cm, la fin est souvent proche et cela n'a donc plus une grande utilité puisque l'effet de la péridurale se fait sentir environ 20 minutes après son installation. La sage-femme est de toute façon présente pour répondre aux questions en fonction du déroulement de l'accouchement. Le travailA raison d'une heure par centimètre de dilatation, un accouchement dure en théorie 10 heures. Pour un premier bébé, il faut également compter le temps de l'effacement du col, soit entre 2 ou 3 heures de plus. Cela laisse le temps de s'organiser et de partir tranquillement pour la maternité. Rien à voir avec les scènes d'urgence médicales affichées au cinéma. De plus, les contractions ne sont pas d'emblée insupportables - elles ne le sont parfois jamais pour certaines. Leur intensité est très progressive. Tout cela laisse à la future maman le temps de s'adapter à cette phase et de la gérer au mieux. Pour cela, la respiration est essentielle. Elle accompagne la contraction: on expire pendant toute sa durée, sans à-coups. Il ne faut surtout pas se braquer, ce qui serait presqu'un réflexe tant on est comme saisie par la contraction. Et le haut du corps reste le plus étiré possible. En étant cambrée ou repliée sur soi, on "coupe" sa respiration et on se détache de la contraction. De plus, il est préférable de bouger. En marchant, en balançant son bassin de droite à gauche, en changeant de la position couchée à assise, en essayant de se mettre à quatre pattes. L’essentiel étant de ne pas rester immobile. Le mouvement permet une ouverture plus grande du bassin et facilite l'avancée du bébé. La naissanceLes sages-femmes annoncent: «Vous êtes à complète ». La dilatation est achevée. Le col est ouvert à 10 cm. Le bébé peut alors s'engager dans la filière vaginale. Il a devant lui un petit tunnel d'une dizaine de centimètres à parcourir. Ce n'est que lorsque sa tête arrive à la sortie et que l'on voit ses cheveux que la sage-femme -ou l'obstétricien dans une clinique - demande de pousser. De nos jours, il devient de plus en plus rare d'entendre: "Inspirez-bloquez-poussez". Les sages-femmes recommandent plutôt "l'expiration freinée" : lors d'une contraction, la future maman pousse tout en soufflant longtemps et doucement, comme sur la flamme d'une bougie pour la faire vaciller sans l'éteindre. Cela entraîne moins de pression sur le périnée et évite les déchirures et les épisiotomies. Pour s'aider, on peut agripper les poignées latérales du lit. Cette phase de poussée s'appelle l'expulsion. Elle dure entre 10 et 30 minutes, mais peut parfois s'étendre une heure. Lorsque la tête puis les épaules du bébé sont dégagées, le reste du corps sort très facilement. La délivranceDès que le bébé est sorti du giron maternel, il est posé sur le ventre de sa mère. Son cordon est ligaturé. S'il est présent, le papa est alors invité à le couper. Puis, selon les maternités, le bébé est plus ou moins rapidement l'objet de premiers soins. La sage-femme sonde son nez et sa gorge pour le débarrasser d'éventuels résidus de liquide amniotique. Des gouttes de collyre désinfectant sont ensuite déposées dans ses yeux et une dose de vitamine K lui est administrée. Il est ensuite pesé, mesuré, lavé et habillé avant de retrouver les bras de sa maman. Pendant ce temps, se déroule la toute dernière étape de l'accouchement: la délivrance, c'est-à-dire la sortie du placenta. Les contractions reprennent et le placenta qui a servi de filtre protecteur au bébé durant toute la grossesse se détache de l'utérus. En une poussée, il sort. La sage-femme l'examine avec attention car s'il n'est pas totalement complet, qu'un morceau est resté ancré dans la paroi utérine, il y a un risque d'hémorragie. D'ailleurs, toute femme venant d'accoucher reste au moins 2 heures sous surveillance dans la salle d'accouchement pour prévenir ou traiter à temps ce type de complications. Mais cela reste l'affaire de l'équipe médicale. Les parents, à ce moment-là, n'ont d'yeux, et c'est bien normal, que pour leur nouveau bébé. Le plus beau du monde ... |
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