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Fini le temps où les hommes attendaient que bébé leur arrive tout beau tout propre dans les bras. Aujourd’hui, le rôle de papa commence dès l’annonce de la grossesse.

Comment participer à la grossesse de la future maman? De plein de façons ! Tout d'abord en accompagnant la maman à ses rendez-vous chez le gynécologue. La première échographie et l'écoute des battements de coeur du bébé sont un moment magique à vivre à deux ! Vous pouvez ainsi accompagner votre femme à tous ses rendez-vous pré-nataux et à ses séances de préparation à l'accouchement.
Créer un lien très fort avec son enfant, du ventre rond jusqu’au cordon, en s’informant ou en adoptant l’haptonomie... L’haptonomie est une technique qui utilise l’affectivité et le contact psychotactile pour créer des liens avec bébé in utero. C'est une pratique où le papa tient toute sa place, il s'agit de toucher le ventre de la future maman et de ressentir le bébé bouger, et de jouer avec lui en attendant ses réponses. L'haptonomie permet au futur papa de communiquer avec son bébé, et de tisser un lien affectif très intense. On pense que dans le ventre de leur maman, les bébés peuvent reconnaître certaines voix, dont celle de leur papa. Le bébé entend toutes les nuances et intonations de votre voix. Il aime les sons graves qui semblent lui apporter un sentiment d'apaisement et de sécurité. Il faudra bien sûr que vous vous adressiez à lui clairement, en chantant, en caressant son ventre, etc. Ainsi, bébé associera cette voix à un bien-être familier avant même de venir au monde. Votre voix et vos caresses sont vos premiers contacts. C'est ainsi qu'à la naissance, chacun se reconnaît. Vous, le père, en lui donnant votre nom et lui, le bébé, en réagissant à votre voix avec étonnement et même souvent une intense attention. Essayez vous aussi d’établir les premiers contacts avec bébé, en posant votre oreille sur le ventre de la maman, pour tenter de percevoir les battements de son cœur. Le rôle du papa pendant la grossesse est aussi de contribuer au bien-être de sa femme, l'aider pour les tâches ménagères, la chouchouter, la masser et rester serein face à ses changements d'humeur, aller choisir ensemble la poussette, le siège-auto, ou encore les vêtements vous aidera à vous sentir totalement investi dans la grossesse Au fur et à mesure de l’avancement de la grossesse, la mère se replie sur elle-même, une partie de son énergie étant accaparée par le fœtus qui se développe et qui puise toute sa nourriture chez elle. La mère est la seule source d’approvisionnement pour le futur bébé et dans ce contexte particulier elle va alors chercher ses réserves essentiellement chez son partenaire. C’est lui qui devient la principale source énergétique et affective. Petit à petit, la femme, plus lourde, moins agile, plus vite fatiguée sort de moins en moins, invite moins les amis, travaille moins et idéalement s’arrête au moins un mois avant la naissance, se mettant en condition physique et psychologique pour un accouchement sans encombres. Le père va non seulement aider à préparer la chambre, faire plus souvent les courses, ramener les nouvelles des amis mais surtout être présent pour sa femme, lui procurant attention, tendresse, affection. C’est donc une lourde tâche qui incombe au père, d’autant que lui aussi doit faire face à son nouveau statut de père et à cette nouvelle vie à trois qui s’annonce. Mais être un Futur Papa moderne, c’est aussi communiquer avec votre compagne, lui faire part de votre bonheur comme de vos doutes… « Au secours, je vais être papa ! »Depuis que votre compagne a annoncé autour d’elle qu’elle était enceinte, elle est au centre d’un tourbillon d’attentions : « Ça va, tu n’es pas trop fatiguée ? », « Tu n’as pas mal au dos au moins ? », « Et le bébé, tu le sens bouger ? »... De quoi avoir le sentiment qu’on vous oublie un peu dans la bataille… D’autant que pour vous, les questions sonnent plutôt comme des affirmations plus ou moins inquiétantes, du style « Tu es content » ou « Tu es conscient que tu en prends pour 20 ans ». Quand vous n’avez pas l’impression de vous sentir éloigné voire exclu, notamment dans les conversations de vos meilleurs amis encore sans enfant et dont les priorités restent bien loin des couches et des biberons à venir ! N’y a-t-il donc personne pour s’intéresser réellement à vos sentiments, et comprendre que, tout comme votre compagne, vous aussi, ça vous chamboule drôlement d’attendre un bébé ?! Car, si vous êtes bien sûr ravi, il y a de fortes chances pour que vous soyez aussi tenaillé par la peur… Que vous ayez du mal à renoncer à votre insouciance et à votre liberté passées … Bref, que vous ne vous sentiez plus tout à fait aussi prêt que vous le pensiez. Et que vous vous demandiez en boucle si vous allez réussir à être un bon papa, face à des modèles parentaux qui ont bien changé ; si vos ressources communes suffiront à faire face aux nouvelles dépenses; si…, si…, si… Etes-vous atteint du syndrome de la couvade ?Et si la grossesse n’était pas le seul apanage des femmes ? Bien sur, ce sont les seules à accoucher, mais nombreux sont les hommes qui développent au cours de la grossesse de leur compagne, des symptômes typiques des femmes enceintes et qui peuvent être très prononcés. C’est ce que l’on appelle la couvade. Jalousie, frustration ? Ce phénomène serait plutôt une façon inconsciente d’attirer l’attention sur leur personne à un moment où tous les regards sont tournés vers la future maman. Pas question pour autant d’ironiser à propos de la « couvade ». Certes psychosomatique, elle témoigne avant tout d’une implication dans la grossesse et d’une volonté de devenir le meilleur futur papa ! Ce syndrome commence à la fin du 1er trimestre et augmente progressivement jusqu’au 3e. Rien n’est épargné aux hommes qui vivent une « couvade », autrement dit une grossesse par procuration, née du désir de s’identifier à la Future Maman. Ils prennent du poids en même temps que la maman (jusqu’à 10-15 kilos ! et un petit ventre semblable à celui d’une femme enceinte de 7 mois), et peuvent eux aussi ressentir des symptômes peu agréables : absence de libido, fringale, urticaire, nausées, douleurs lombaires, envies, maux de têtes, et même des « contractions » lors de l’accouchement. Cela peut même aller jusqu’à une modification hormonale : le taux de prolactine (hormone de la lactation) de certains hommes augmente, tandis que leur taux de testostérone diminue Le seul traitement connu est… l’arrivée du bébé ! Le terme couvade, qui dérivé de couver, faisait à l’origine référence à la coutume médiévale du Pays Basque dans laquelle le père, pendant ou immédiatement après la naissance de l’enfant, se couchait, et se plaignait d’avoir les douleurs liées à l’accouchement et se voyait accordés les attentions et les soins normalement réservées à la femme pendant la grossesse et après l’accouchement. Bien que la couvade du père soit un phénomène courant (jusqu’à 80% des futurs pères présenteraient certains symptômes de façon plus ou moins prononcée), la couvade reste un phénomène largement inexpliqué. Selon certains chercheurs, ce serait l’expression d’une forme de jalousie de l’homme envers la femme enceinte. D’autres y voient une façon de minimiser l’écart entre les deux sexes pendant la grossesse et l’accouchement, ou encore une façon d’établir la place du père dans la vie de l’enfant. Ce qui est certain, c’est que l’apparition des symptômes de la couvade démontre une implication et un intérêt du futur père dans cette grossesse et la venue de ce bébé. Outre ces symptômes physiques, la couvade est aussi présente dans des rites culturels. Elle est décrite déjà dans l’antiquité et dans les récits de Marco Polo par exemple. Un des aspects les plus frappants de ce phénomène, est sa présence dans des populations très éloignées qui n’ont jamais eu de contact entre elles. Dans certaines zones du brésil, la tradition veut que les hommes se fassent saigner pendant que leur femme accouche. En Guyane Française,le père est forcé au lit, isolé des autres, pendant 6 semaines après l’accouchement, après quoi des membres de la famille lui font des entailles dans la peau et lui frottent des piments sur le corps. Les Huichols, une tribu indienne du Mexique, avaient sans doute le rite qui donnait le plus de certitudes afin que le père ressente la même douleur que la mère (l’on dira même que c’était le plus cruel) : la femme qui accouche était allongée dans une hutte, et son mari s’assit sur le toit au dessus avec une corder attaché autour de ses testicules. A chaque contraction, la femme tirait sur la corde… On imagine la douleur éprouvée par l’homme, au moins égale à celle de sa compagne ! De nos jours, le cinéma et la publicité indiquent un changement d’état d’esprit. Citons par exemple “Trois hommes et un couffin”. L’homme peut désormais exprimer son regret de ne pouvoir porter son bébé. Maintenant, le père se sent concerné bien avant la naissance du bébé. La grossesse est donc bien une affaire de couple. A lire aussi
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