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Les mamans la redoute dès les premiers froids. C’est l’hiver, la bronchiolite revient en force! Cette infection virale inquiétante est souvent bénigne ... 
C'est une infection respiratoire, inflammation des petits canaux ou bronchioles due à un virus répandu et très contagieux (le virus respiratoire syncytial :VRS). Très fréquente chez les bébés de moins de 2 ans avec un maximum de prévalence entre 2 et 9 mois, pour des raisons anatomiques, notamment, qui tiennent au calibre des bronchioles. Elle débute par une rhinopharyngite qui gagne les bronches et peut conduire à une détresse respiratoire aiguë. Les symptômes
Dans un premier temps, un simple rhume et des quintes de toux, qui entraînent par la suite des difficultés à respirer, des sifflements, une accélération de la respiration, qui devient sifflante. La gêne respiratoire s’accompagne souvent de difficultés à s'alimenter, le bébé étant trop essoufflé Une fièvre modérée (38°C) Une cyanose des lèvres dans les cas les plus graves
En résumé, un nez qui coule, une respiration difficile même après un nettoyage méticuleux, un sifflement, une toux, une respiration rapide, une difficulté à boire les biberons, une agitation, un sommeil perturbé, sont autant de symptômes qui évoquent une bronchiolite chez bébé. Il faut consulter le médecin traitant ou le pédiatre Le médecin posera son diagnostic en écoutant les poumons de l'enfant à la recherche d'un sifflement. Il est généralement inutile d'emmener l'enfant aux urgences de l'hôpital. Il fera hospitaliser le bébé si : Son état s'aggrave et qu'il refuse, ou ne peut plus, s'alimenter Sa respiration s'accélère au delà de 60 inspirations par minute ou marque des pauses Le nourrisson a moins de trois mois, a déjà eu besoin d'une assistance respiratoire à la naissance, ou souffre d'une maladie chronique du coeur ou des poumons.
Traitement Une fois le diagnostic établi, la prise en charge de la bronchiolite est simple et peut se faire à la maison. Dans la très grande majorité des cas, la bronchiolite évolue de manière favorable, spontanément ou plus souvent avec l’aide d’une kinésithérapie respiratoire (clapping), afin de désencombrer les bronches en évacuant le mucus. Les difficultés respiratoires s’amendent en quelques jours, sans laisser de traces. Si elle impressionne souvent, cette technique donne d’excellents résultats Les seuls médicaments indispensables lors d’un premier épisode de bronchiolite non compliqué sont les antipyrétiques de type paracétamol ,à utiliser pour faire baisser la température, lorsque celle-ci est trop élevée. La désobstruction du nez par l’instillation de sérum physiologique va aussi contribuer à la guérison Les antibiotiques, inefficaces contre les virus, ne sont prescrits qu'en cas de fièvre élevée (+ de 39°C) persistante au-delà du 3e jour ou de complications (otite, pneumonie). La maladie dure entre 7 et 10 jours mais le bébé peut continuer à tousser une à deux semaines, le temps que les bronchioles retrouvent leur état normal
La séance de kinésithérapie
Le kinésithérapeute va discuter avec la maman sur les symptômes du bébé, comme la toux (rythme, fréquence, etc.). Puis il va déshabiller bébé en lui laissant sa couche et établir son diagnostic en fonction des critères respiratoires (fréquence des mouvements du thorax, auscultation pulmonaire, etc.). Il évalue ensuite comment l’enfant accepte la séance de kinésithérapie tout en rassurant la maman sur le caractère non douloureux des séances même si le bébé pleure. Ces actes servent à augmenter le flux expiratoire. Le but est d’évacuer les sécrétions en les faisant remonter le plus haut possible dans l’arbre bronchique et de les faire sortir via la bouche grâce à la respiration de l’enfant. La pression exercée sur le thorax et l’abdomen en phase expiratoire permet d’amener les sécrétions dans la tranchée. Souvent impressionnante pour les parents, ces pressions s’exercent sur la cage thoracique du bébé, qui, à cet âge, est plus souple. Une fois dans la trachée, les sécrétions sont évacuées dans la bouche grâce à un réflexe de toux provoqué par une pression. Enfin, il suffit d’empêcher l’enfant de les avaler en facilitant l’expectoration.
Conseils de Tétine&Doudou pour prévenir la contamination
Ce virus est extrêmement contagieux. Il se transmet d’un individu à un autre directement, par les minuscules gouttelettes expulsées lors de la toux et des éternuements ou indirectement par l’intermédiaire des mains ou d’objets contaminés, sur lesquels le virus peut survivre plusieurs heures. Laver fréquemment le nez de bébé avec du sérum physiologique, en cas de rhume, pour éviter que le virus ne s’étende vers les bronches . Faire boire bébé souvent de petites quantités de liquides Se laver les mains avant et après chaque soin à bébé Ne pas déposer son enfant à la crèche si une épidémie de bronchiolite s'est déclarée. En cas de rhume, porter un masque avant de s'occuper d'un bébé de moins de 3 mois En période épidémique, parents, frères et sœurs, membres de la famille ou amis, ne doivent pas embrasser un bébé sur le visage. Eviter d'emmener les nourrissons dans les lieux publics (magasins, transports en commun, hôpitaux…). Toute personne enrhumée, grippée ou qui tousse, doit se tenir à l'écart des nourrissons, à plus d'un mètre de distance. Eviter d'échanger dans la famille les biberons, tétines et couverts non nettoyés. Ne pas fumer en présence d'un bébé Aérer tous les jours la chambre de bébé et maintenir une température à 19°C Ces mesures ne suppriment pas le risque de contamination, mais elles le diminuent A voir aussi : Les petits maux de l'hiver Tout savoir sur la santé de bébé |