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Ces maladies qui nous angoissent Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Tétine   

En général, on ne panique pas à la moindre poussée de fièvre, mais certaines maladies inquiètent vraiment.
Au top : la bronchiolite, la méningite, et les convulsions.
Face à certains symptômes, on imagine le pire.
Trop vite. Heureusement, souvent à tort.

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Pour rassurer et  savoir réagir à bon escient.

La bronchiolite
La méningite
Les convulsions
La laryngite


La bronchiolite

Pas de panique

-Parce que la bronchiolite, infection due essentiellement au VRS (virus syncytial respiratoire) qui sévit par épidémies en automne et en hiver, se soigne dans 95 % des cas à la maison, comme un simple rhume.
-Parce qu'une toux peut être le signe, isolé ou non, de nombreuses affections respiratoires, moins spectaculaires et redoutées que la bronchiolite.
La plupart du temps, elle est provoquée par une infection sans gravité, comme un rhume à rhinovirus (il en existe des centaines). Ces virus disparaissent comme ils sont venus, mais ils ont irrité la muqueuse qui tapisse l'arbre respiratoire. D'où cette toux, qui ne requiert en général pas de médicaments.

Réagir

-Vous sentez qu'il a du mal à respirer et qu'il irait mieux s'il pouvait expectorer ses mucosités. Cette toux grasse est accompagnée d'un peu de fièvre, son nez coule
Ces trois symptômes sont ceux de la bronchiolite, qui touche les plus petites des bronches, les bronchioles. Celles-ci se bouchent car la muqueuse produit des sécrétions en excès. D'où la gêne respiratoire importante surtout avant l'âge de 2 ans. La respiration de votre bébé devient rapide et bruyante. Il refuse de boire son biberon ou le rejette. Il est agité lorsqu'il dort, pleure. Dans ce cas, il faut consulter un médecin.

-L’urgence dépend surtout de la vulnérabilité de l'enfant: s'il a moins de 3 mois, s'il est né prématuré, ou s'il souffre d'une maladie cardiaque ou pulmonaire, l'hospitalisation est nécessaire.
Dans la majorité des cas, votre bébé est soigné chez vous et le "médicament" le plus efficace reste la kinésithérapie respiratoire.
Comme la plupart des enfants, il va guérir en quelques jours, sans antibiotiques puisque le point de départ est viral. Au quotidien, il faut laver son nez avec du sérum physiologique, en particulier avant chaque repas. Comme il a du mal à manger et à boire, proposez-lui des petites quantités, mais très régulièrement. L’aggravation est rare, mais vous devez rester vigilante: si vous voyez qu'il souffre de plus en plus d'un manque d'air, surtout que sa peau ou ses lèvres ont tendance à bleuir, appelez d'urgence un médecin.
- Une fois "l'orage" passé, préservez au maximum votre bébé des risques de nouvelle contagion. Le virus, très contagieux, se transmet par la salive, les éternuements, la toux, les mains et les objets contaminés. On se lave les mains à l'eau et au savon avant de s'occuper d'un bébé.


La méningite

Pas de panique
 
-Parce que la plupart des méningites, ou inflammation des trois enveloppes qui entourent le cerveau et la moelle épinière (les méninges) sont virales. Elles guérissent spontanément en quelques jours sans laisser de séquelles.
-Parce que tout cas grave de méningite, dû surtout à des bactéries comme les pneumocoques et les méningocoques, est déclaré obligatoirement aux autorités sanitaires (la DDASS).
De ce fait, la propagation de la maladie est rapidement enrayée. Les cas isolés de méningites cérébro-spinales (B et C), qui font la une de la presse, entraînent aussitôt des mesures préventives : traitement antibiotique pour les personnes de l'entourage (famille, crèche ...) et vaccination.
-Parce qu'un mal de tête isolé ou même associé à de la fièvre n'annonce pas, heureusement, le pire.
 
Réagir

-Si vous redoutez une méningite, appelez le médecin ou un service de garde ou d'urgence. Les symptômes qui doivent vous alerter sont très spécifiques: la fièvre monte brutalement, le plus souvent à 39°•40°C. Votre bébé est geignard, "hostile". Plus grand, il est prostré, couché en chien de fusil. Il craint la lumière. Il vomit. Il a des maux de tête violents ... Face à de tels signaux, il faut agir vite. Et même "dans la minute" si, dans quelques cas rares, on voit apparaître un semis de taches rouges qui ne s'effacent pas à la pression des doigts et s'étendent de minute en minute sur tout le corps : dans ce cas, appelez le 15 (Samu). Lorsque le diagnostic de méningite a été posé, après ponction lombaire, l'enfant hospitalisé est mis sous antibiotiques par voie intraveineuse.
- Contre les méningites bactériennes, la meilleure protection demeure la vaccination.
Les trois familles de bactéries les plus dangereuses - Haemophilus influenzae, pneumocoque et méningocoque C peuvent être ainsi neutralisées. Le nouveau calendrier vaccinal recommande une première injection de ces vaccins au bébé avant l'âge de 2 mois. Actuellement, si les nourrissons sont systématiquement vaccinés contre l'Haemophilus influenzae, seulement un sur deux reçoit le vaccin contre le pneumocoque. Cette famille de bactéries est pourtant la première cause de méningite grave et de mortalité par infection bactérienne chez l'enfant de moins de 1 an. Les méningites à méningocoque B sont les seules contre les¬quelles on ne dispose actuellement encore d'aucun vaccin.  


Les convulsions

Pas de panique

 Parce que les convulsions, dues à une "surchauffe" du cerveau suite à un fort accès de fièvre, sont une complication rare. Elles frappent 2 à 5 % des enfants seulement, plutôt entre 18 et 24 mois, et lorsqu'ils ont une prédisposition familiale à en faire. Chaque enfant a son seuil propre (39°C, 40° C...)
Parce que la grande majorité de ces convulsions ne se reproduiront pas. Elles sont bénignes et n'ont aucun retentissement sur le développement ultérieur de l'enfant.

Réagir
 
-Face à la fièvre, dans certains cas, n'attendez pas: appelez le médecin, un service de garde ou d'urgence. Systématiquement lorsque le bébé a moins d'un mois. Lorsque la fièvre ne "descend" pas après 48 heures en dépit des médicaments anti-fièvre. Lorsque manifestement l'enfant tolère mal la fièvre: sa peau et ses muqueuses sont sèches, son cœur bat trop vite (au-delà de 150 pulsations par min.). Il est prostré ou, s'il est plus jeune, il ne sourit plus, perd le contact habituel avec ses parents ...
-Faites toujours baisser la température quand elle dépasse 38,5°C, c'est le meilleur remède pour éviter que son "thermostat" ne provoque ce dérèglement. Donnez-lui de préférence du paracétamol (certains médecins préconisent de doubler la première dose, dite d'attaque) et, pour les plus de 3 mois, de l'ibuprofène (sauf en cas de varicelle) si la température est due à un problème inflammatoire (otite). Pour refroidir le cerveau, qui est l'organe le plus sensible aux excès de température, on peut brumiser de l'eau, ventiler son visage ou appliquer un linge humide sur son front. Naturellement, découvrez-le et donnez-lui des boissons fraîches.
-En cas de convulsion (perte de connaissance, contractions musculaires, raideur...) qui parfois révèle la fièvre plus qu'elle ne la complique, allongez votre enfant sur le côté en attendant l'arrivée du médecin. 


Impressionnante aussi, la laryngite

On la redoute moins parce qu'on la connaît moins! Sauf si un grand  frère ou une grande sœur l'a déjà attrapée. Cette inflammation aiguë du larynx est .occasionnée le plus souvent par un virus. Le risque majeur est l'asphyxie car l'œdème peut obstruer très facilement le tube laryngé très étroit de l'enfant (5 mm de. diamètre chez le nouveau-né).
 
Heureusement, la laryngite se repère entre mille: l'enfant respire avec beaucoup de difficulté, sa voix est rauque. I1 émet un bruit aigu (stridor) ou sourd à chaque fois qu'il inspire de l'air. Il est très agité, angoissé à l'idée de ne plus pouvoir inspirer
Rassurez-le et installez-le en atmosphère humide (dans la salle de bains, robinets chauds grands ouverts).
Quand on n'a pas de corticoïdes en gouttes sous la main (donnés, par exemple, à l'occasion d'une précédente crise), il faut appeler le médecin en urgence. En une heure, avec le médicament adapté, la laryngite s'atténue de façon audible. Les antibiotiques sont inutiles, puisque la maladie est d'origine virale.

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