Tu vas avoir un petit frère ! Les réactions Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Tétine   

"Tu vas avoir un petit frère !"
En prononçant ces mots, vous êtes loin de penser que votre enfant pourrait mal le vivre. Et pourtant...
L'arrivée d'un 2ème enfant dans une famille perturbe toujours le premier. Votre premier enfant perd sa place d'enfant unique. Il a l'impression de ne plus être le chef de la famille. Cela entraîne toujours quelques frustrations passagères et de l'angoisse.

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Avant tout, votre enfant a besoin d'être rassuré par un dialogue bienveillant.
Votre enfant va vous demander de l'attention supplémentaire : il va se faire prier pour obéir, se faire remarquer à l'école ….
Il doit dans le même temps grandir, faire les progrès que lui impose son âge et accepter qu'une partie de l'attention de la famille soit détournée vers un petit frère ou une petite soeur avec qui il ne peut même pas encore jouer. Quelle frustration!

La meilleure attitude à avoir est d'être constant, ne pas changer votre ancienne façon de vous comporter à son égard. Il comprendra mieux que vous ne changez pas, donc que votre amour ne change pas non plus.
Vous devez expliquer à votre enfant que votre affection envers lui ne va pas changer avec l'arrivée de Bébé 2. Toute la difficulté de votre travail de parents est donc de savoir doser les explications, les câlins
Montrez vous calme, rassurée et rassurante, votre enfant n’aura plus d'inquiétude.

La régression
La jalousie
Anticiper les conflits
Projets créatifs


C'est dans l'ordre des choses d'être dérangé par l'arrivée d'un bébé.
Et tant mieux si ce sentiment est exprimé.

La régression

Notre enfant peut avoir l'impression qu'on lui prend sa place et, dans les faits, on a réellement moins de temps pour lui. Il peut avoir certaines réactions, comme devenir agressif envers le bébé ou encore régresser, recommençant à faire pipi au lit, réclamant une suce, voulant remettre des couches, etc….
L'enfant se rend compte en effet que c'est l'état de bébé qui cristallise toutes les attentions, il tente donc d'en redevenir un. Evidemment, la forme que va prendre cette régression dépend de son âge.
Vers 2-3 ans, l'enfant va par exemple se remettre à ramper ou cessera momentanément de progresser dans sa façon de s'exprimer.

Il ne faut pas paniquer. C'est une situation temporaire.
Quand l'enfant aura compris que papa et maman l'aiment comme avant, tout rentrera dans l'ordre. Mais pour l'en convaincre, les deux parents doivent absolument lui accorder des moments privilégiés.
L'essentiel étant bien de montrer à l'enfant qu'on ne lui enlève pas l'amour qu'on lui portait, mais que cet amour, qui reste inchangé, prend seulement une nouvelle coloration.
Maman peut dire à l'enfant: «Là, j'allaite ta sœur. Aussitôt que j'aurai fini, je vais m'asseoir avec toi et te lire une histoire ».
Diviser les tâches de sorte que maman s'occupe de bébé et papa, de l'aîné, peut se faire occasionnellement, mais ne doit pas devenir la façon de procéder.
Si votre enfant veut avoir une suce comme le bébé, on lui en donne une, en lui disant qu'on lui permet de «jouer au bébé», mais que ce n'est qu'un jeu et qu'il devra la rendre au bout d'un certain temps.

La jalousie

La jalousie est inéluctable. Elle signe des marques d'inquiétudes et des difficultés, qu'il faut gérer et dépasser ensemble. C'est tout simplement l'apprentissage de la vie en commun qui exige des parents un mélange de compréhension, d'amour et de vigilance. Vigilance notamment face à tout acte d'agressivité. Celle-ci doit être canalisée. Il n'est pas question de laisser des rapports de force s'installer entre les enfants. Ils peuvent être cruels et abuser de leur force physique. Il faut donc veiller à un bon équilibre.
À l'enfant qui frappe bébé, on doit expliquer qu'on n'accepte absolument pas ce comportement. Mais, surtout, ne pas le punir. Il pourrait en déduire qu'il a effectivement perdu l'amour de ses parents. Et il ne faut pas dramatiser: on évite les commentaires du genre: «Tu n'aimes pas ton petit frère. Tu es méchant.»
Dites à votre aîné qu'il occupe une place tout aussi importante que celle de son nouveau frère ou de sa nouvelle soeur. Et faites-lui savoir que son nouveau frère ou que sa nouvelle soeur l'aime beaucoup. Enveloppez un cadeau pour l'aîné de la part du bébé et offrez-lui lorsque vous reviendrez de l'hôpital.
Pour désamorcer les mouvements de jalousie, exprimez aux aînés votre fierté qu'ils soient devenus grands.
Enfin, dites-lui qu’il n’a aucune obligation d’aimer son frère ou sa sœur. Cela le soulagera beaucoup. Et ne tombez pas sous le poids de la pression sociale qui veut qu’on soit des parents parfaits avec des enfants parfaits, dans une famille où tout le monde est beau et gentil.

Malgré tout l’amour qui peut les unir, l’aîné verra toujours le second comme un voleur d’amour, tandis que le second considérera toujours l’aîné comme un obstacle dans son champ de vision. Et viendra vite le temps où le second sera jaloux des prérogatives de l’aîné et désirera tout ce qu’il possède.

Anticiper les conflits

Valorisez son rôle de «grand» en le faisant participer aux tâches de puériculture afin qu'il trouve une place importante au sein de la famille : cela le responsabilisera. Demandez-lui de vous aider à faire la toilette du bébé, à choisir ses vêtements, à donner un biberon ou à allumer sa musique pour qu’il s’endorme...
Assurez-vous de consacrer quelques minutes par jour à votre aîné exclusivement. Montrez-lui des photos de vous lorsque vous étiez enceinte de lui. Décrivez-lui à quoi il ressemblait lorsqu'il était bébé. Jouez ensemble. Encouragez-le à faire des dessins ou à inventer des histoires mettant en vedette le nouveau bébé qui s'est ajouté à la famille. Ainsi, il aura la chance de vous dire comment il se sent. Et vous saurez ce qu'il pense concernant cet important changement dans sa vie.
Bien entendu, demandez-lui de vous parler de sa journée et de vous faire part de ses préoccupations. Ainsi, il saura que vous vous intéressez toujours à ce qu'il fait de ses journées et non à comment il se sent par rapport au bébé.

Il faut essayer de comprendre ce qu'exprime votre enfant par son comportement, accepter ses sentiments, l'aider à les verbaliser et lui accorder du temps.

Ces périodes peuvent mettre à rude épreuve les nerfs des parents, néanmoins évitez les fessées répétées qui ne sont que la preuve que vous perdez votre calme. La fermeté peut s'envisager sans utiliser la violence. Etre ferme c'est : ne pas céder à l'enfant, lui montrer qu'on reconnaît sa mauvaise volonté, lui dire qu'il ne nous plait pas mais que nous ne nous laissons pas influencer par lui dans un sens ou dans l'autre (pour céder, ou pour abuser en tapant).

Projets créatifs

Afin de l'inciter à manifester de l'enthousiasme concernant son nouveau rôle, vous pouvez créer, spécialement pour votre aîné, un livre de bébé qui pourrait s'intituler « Je suis un grand frère » (ou « Je suis une grande soeur » si votre aîné est une fille). Mettez-y des photos de vos deux enfants ensemble. Pour que l'aîné puisse y mettre sa touche personnelle, pourquoi ne pas lui demander de faire des dessins ou d'écrire des histoires afin de décorer l'album. Cela peut être un magnifique souvenir qu'il pourra conserver ou offrir un jour en cadeau à son nouveau frère ou à sa nouvelle soeur.

A lire

Jalousies et rivalités entre frères et soeurs   de Adele Faber , Elaine Mazlish
Petits tracas et gros soucis de 1 à 7 ans , Christine Brunet et Anne-Cécile Sarfati, Ed. Albin Michel.
Et après, il y aura... de Jeanne Ashbé
Un petit frère pour Nina  de Christine Naumann-Villemin , Marianne Barcilon (Illustrations)
Relations frères-soeurs : Du conflit à la rencontre de Catherine Dumonteil-Kremer
Un bébé à la maison (Album) de Catherine Dolto Colline Faure-Poirée Frédérick Mansot
Petit Ours Brun et le bébé (Poche) de Danièle Bour (Auteur), Marie Aubinais (Auteur)
T'choupi a une petite soeur   de Thierry Courtin


Image  La famille s'agrandit











 
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