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À un an, notre bout de chou n'est pas encore tout à fait un « grand », mais ce n'est plus vraiment un bébé. Premiers pas, premiers mots, propreté, sa deuxième année est marquée par des progrès fulgurants, qu'il faut bien sûr encourager. Et voilà, ça y est. Notre bébé vient de souffler sa première bougie, et nous sentons que ce premier anniversaire marque un tournant dans la vie de notre bout de chou. À juste titre. Lors de sa deuxième année, notre tout-petit va prendre son envol, développer son indépendance et son autonomie. Marche, langage, propreté ... ses progrès sont fulgurants. À nous de l'encourager, de l'accompagner, tout en veillant à sa sécurité et en n'omettant pas de fixer les premières règles indispensables à sa socialisation.
Un pied devant l’autre C'est assurément une étape décisive. Selon les enfants, la marche s'acquiert entre 10 à 18 mois, soit en moyenne vers 14 mois. Mais pas de panique si bébé traîne un peu : chaque enfant va à son rythme et est plus ou moins pressé de passer à la station verticale. Le développement de la capacité de marcher s'appuie sur une maturité suffisante, tant physique que psychique Il est aussi fonction du tempérament de l'enfant: les actifs, ceux qui aiment aller à la découverte, marcheront le plus souvent de bonne heure; les paisibles, ceux qui préfèrent observer, prendront davantage leur temps. Inutile donc de tanner notre tout-petit pour qu'il rejoigne le clan des Homo erectus, mais rien n'empêche en revanche de l'encourager par des jeux, à petites doses.
Gros ballons : Un gros ballon offre bien des perspectives pour aider bébé à renforcer ses muscles et acquérir le sens de l'équilibre. Quand il ne marche pas encore, asseyons-le sur le ballon, ce qui l'oblige à écarter les jambes et redresser le buste ... idéal pour renforcer les muscles du dos et de la nuque. Quand notre tout-petit se tient debout, aidons-le à prendre appui dessus, tout en restant à ses côtés pour veiller au grain. Petit à petit, en jouant sur le ballon, bébé exerce ses réflexes et sa rapidité de réaction et devra adapter cette dernière pour ne pas tomber quand le ballon bouge.
Le chariot de marche : Notre apprenti-marathonien se tient désormais debout et amorce quelques pas hésitants ? C'est le bon moment pour lui offrir un chariot de marche sur lequel il s'appuiera pour avancer et renforcer sa musculature, son sens de l'équilibre et sa confiance en lui! Après cette étape, il suffit d'attendre qu'il se sente prêt. Il lâchera tout seul le support et se lancera le plus souvent sans notre aide, non sans fierté! Et en cas de chutes - inévitables! - inutile de nous précipiter s'il ne s'est pas fait mal. Rions avec lui de façon à lui montrer que cela n'a rien de dramatique. De même, évitons de lui asséner des «Attention, tu vas tomber! » ... Ce n'est assurément pas le meilleur moyen de développer sa confiance en lui ! Soyons vigilantes, sécurisons son environnement en supprimant autant que possible les obstacles sur son chemin, mais ne le couvons pas trop !
Autonomie, donc discipline À partir de un an, son champ d'investigation s'agrandit à la mesure de sa curiosité. La marche lui offre de nouveaux espaces et il part en exploration avec un grand enthousiasme. Notre tout-petit a alors besoin d'espace et de liberté. Trop de restrictions risquent de miner sa confiance en lui et de détruire sa curiosité. Cependant, si jusqu'à un an la question de la discipline ne se pose quasiment pas, il va falloir commencer à poser des limites à notre petit explorateur. C'est l'époque où se mettent en place les premiers interdits. Les parents vont s'apercevoir qu'ils disent "non" de plus en plus souvent à leur enfant. Il veut toucher à tout, mais il abîme ou casse. Il lui arrive de frapper ou de mordre, il supporte mal que l'on s'oppose à ses désirs. Toutes ces questions que se pose votre enfant sont déterminantes pour l'avenir de son éducation. Même s'il vous regarde droit dans les yeux, en refaisant ce que vous venez de lui interdire, ne croyez pas qu'il soit sourd ou qu'il veuille vous agacer. C'est plus simple que cela: il apprend .
Comment réagir : À cet âge, la marge de manœuvre est assez étroite. Aménagons l'espace familial, autant pour protéger bébé que les objets auxquels nous tenons! Limitons nos interdictions à l'essentiel, sous peine de passer notre temps à nous énerver! Par contre, arrangez-vous pour que votre enfant comprenne que vos "non" soient de vrais" non ': Montrez-lui dès maintenant que votre patience et votre volonté sont supérieures à la sienne. Si notre petit aventurier s'approche un peu trop près du vase de tante Michèle, redirigeons son attention sur autre chose plutôt que d'entamer un rapport de force. Enfin, quels que soient les interdits, ils seront mieux acceptés s'ils sont expliqués, aussi souvent que nécessaire, même brièvement.
Au commencement était le verbe Avec la marche, l'accès au langage est assurément la grande étape dans l'évolution de bébé. Pour notre tout-petit, cette acquisition décuple ses possibilités de communication et l'extirpe de l'état de bébé qui ne s'exprime qu'à renfort de cris et de pleurs. Comme pour toutes les grandes étapes de son évolution, il n'y a pas d'âge limite de l'apparition du langage. Chacun progresse à son rythme. De 15 à 17 mois, le vocabulaire actif prononcé par un enfant se compose de très peu de mots, dix à vingt environ. Mais ces mots sont chargés de beaucoup de sens différents qu'il est généralement assez facile de comprendre en fonction du contexte. Pour apprendre des mots nouveaux, l'enfant s'entraîne à répéter ceux qu'il entend afin d'en posséder la prononciation. À partir de 18 mois, le langage de l'enfant est fait d'un mélange d'attitudes, d'intonations, de gestes et de mots à sens multiples. Il s'en sert surtout pour communiquer, demander et refuser. D'ailleurs, le mot qu'il prononce le plus souvent est «non», ce qui ne témoigne pas toujours d'un refus réel, mais a pour but d'affirmer son existence.
Ne parlons pas bébé
« Dodo» pour dormir, « bibi» pour biberon ... La tentation est grande de s'adresser à notre bout de chou dans le langage qu'il utilise lui-même. Et c'est une erreur. Si l'enfant se sert de mots d'enfant plutôt que de vrais mots pour désigner des objets et des actions, c'est de son âge, Ce n'est pas de celui des adultes qui l'entourent de les reprendre et de les intégrer à leur vocabulaire. Parler à son enfant normalement est encore ce qu'il y a de mieux. Les parents qui accompagnent les expériences nouvelles de leur enfant avec des mots nouveaux et appropriés mettent à sa disposition un vocabulaire riche dont il fera usage dans quelques mois. Développer son vocabulaire
Dès tout petit, même si notre bout' chou ne comprend pas tout, lui raconter des histoires - surtout de façon répétitive - le familiarise avec les mots, qu'il réutilisera tôt ou tard. Nos enfants sont de véritables éponges, bien qu'encore incapables de restituer ce qu'ils apprennent. Pas de panique s'ils maîtrisent mal la syntaxe, aux alentours de deux ans. Certains sont très « vocabulaire» et veulent produire beaucoup de mots, d'autres plus « grammaire », commençant à manier la négation vers 20 mois et voulant former de vraies phrases, au détriment du développement lexical. On ne peut pas être au four et au moulin! Dès 21 mois, nous pouvons commencer à jouer avec les mots désignant les parties de son corps, qu'il connaît désormais bien. On peut lui demander de nous montrer sa tête, son nez, de lever son pied, etc. .. On peut aussi fabriquer son propre imagier à l'aide d'un classeur rempli de chemises plastifiées, dans lesquelles on glisse des dessins ou photos d'objets familiers commençant tous par le même son. De même, tous les jouets associant des images d'animaux et leurs noms passionneront notre tout-petit. Et s’il ne parle pas beaucoup ?
Si bébé semble ne pas comprendre ce que nous disons, qu'il répond peu à nos sollicitations, attention. Peut-être souffre-t-il d'une carence auditive qui pourra entraîner un retard de langage. Parlons-en au pédiatre. En revanche, il n'est pas utile de s'inquiéter si notre tout-petit pèse ses mots alors que notre neveu du même âge est un vrai moulin à paroles. Parler beaucoup ne signifie pas comprendre mieux et les choses évolueront naturellement une fois l'enfant scolarisé.
Adieu les couches Bébé marche, commence à parler, et nous trépignons à présent de le voir passer de la couche au pot. Là encore, inutile de faire « une fixette » et de trop pousser à la roue en lui imposant, par exemple, de longues minutes vissé sur le pot. L'enfant que l'on maintient sur le pot est un enfant qui n'occupe pas ce temps pour grimper, sauter, expérimenter, dessiner, etc.. Ce qu’il faut faire : Installer un pot dans les toilettes et le « présenter» à notre enfant en lui expliquant la fonction. Ne pas le forcer à s'y installer, mais lui rappeler régulièrement la présence de l'objet. Lui lire des histoires qui valorisent l'utilisation du pot, l'habiller avec des vêtements faciles à ôter, ne pas le dévaloriser en cas d'accident mais l'encourager quand il « fait» dans le pot. Et ne pas laisser notre tout-petit confondre le pot avec un jouet! Tôt ou tard, de toute façon, bébé comprendra l'intérêt du pot et appréciera d'être débarrassé de sa couche ... Patience !
Des livres pour aimer le pot
T'choupi va sur le pot , Thierry Courtin, éd. Nathan Sur le pot , Marianne Bogardt et Marie Chambliss, éd. Albin MichelJeunesse Pipi caca po-pot ! (Album) de Colin McNaughton (Auteur), Anne Krief Sur mon trône , Édith Rascal, éd. École des loisirs Lucas et les toilettes , Liesbet Siegers et Paul Paludis, éd. Autrement Jeunesse Tout le monde y va , Émile Jadoul, éd. Casterman Léo et popi sur le pot, Claire Clément, Lucy Brum
Tout sur l'éveil de Bébé |