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Écrit par Tétine   
La rentrée à l'école maternelle, ça se prépare!
Avant, on profite des vacances pour encourager un peu plus encore l'autonomie.
Le jour J, on se rend totalement libre pour accompagner son enfant dans cette nouvelle aventure et, dans les semaines qui suivent, on adapte l'emploi du temps en fonction de son écolier.

Pendant les vacances, on se prépare

Les couches, on oublie


Bébé fait encore de la résistance et les accidents sont fréquents. Profitez de cette période d'été pour supprimer la couche définitivement, et tant pis pour les accidents de parcours; Même si vous partez pour une longue balade, ne cédez pas à la tentation d'une couche au cas où. Emportez un change complet, c'est mieux.

Bye-bye, la tétine
 
En petite section, la priorité c'est le langage, difficilement compatible avec la tétine. Quand on a une tétine dans la bouche, on ne peut pas parler.

La sieste, pour grandir
 
Tous les spécialistes le disent: jusqu'à 4-5 ans, la sieste est nécessaire pour un bon développement psychomoteur. Pendant les vacances, essayez de la conserver, même si le rythme estival permet des écarts.
 
Apprentissage de l'autonomie

Avec la socialisation et le langage, c'est l'un des trois apprentissages fondamentaux de la petite section et ce n'est pas dans un cahier d'activité maternelle qu'il apprendra à être autonome!
Aidez-le à se prendre en charge en douceur, dans des actes quotidiens qu'il devra accomplir: boire à la timbale et non plus au biberon, enfiler son slip et ses chaussures avec le bon pied, se moucher et jeter le kleenex à la poubelle, accrocher son manteau ...

On parle vrai

On ne sait pas toujours comment parler de l'école maternelle avec son enfant. On veut le rassurer, mais il arrive que l'on tombe dans la caricature. « Tu vas voir, tu vas bien t'amuser, tu auras plein de copains, une gentille maîtresse, tu feras du dessin, de la peinture .. »
D'abord, vous risquez d'avoir tout faux la maîtresse, vous ne la connaissez pas, mais une chose est sure, son rôle n'est pas d'être gentille mais d'enseigner et de l'aider à devenir autonome. Son comportement sera différent de celui d'une auxiliaire puéricultrice ou d'une nounou. De plus, certains enfants ont du mal à s'adapter les premiers jours. Si c'est le cas du vôtre, il pourrait vous en vouloir de lui avoir menti.
En revanche, insistez sur les points positifs de cette année: il va apprendre beaucoup de choses, un très bon argument à l'âge où les petits sont d'une curiosité insatiable. Et tous ces apprentissages vont lui permettre de grandir et de faire de plus en plus de choses par lui-même.
 
Le jour J

Totalement disponible
 
Dans la mesure du possible, prévoyez de prendre une journée de vacances ou de RTT le jour de la rentrée. Votre enfant vous sera reconnaissant de l'intérêt que vous lui accordez. Ainsi, vous pourrez déjeuner ensemble, lui faire faire la sieste, le garder à la maison l'après-midi (certains enseignants acceptent en effet cette éventualité, surtout les premiers jours) ou aller le chercher à la sortie de l'école à 16 h 30.
Libérée des contraintes quotidiennes (travail, transports), vous serez aussi plus décontractée, et donc plus à son écoute. Et ne craignez pas qu'il se persuade de vous voir revenir tous les jours: les enfants comprennent très bien ce qui relève de l'exceptionnel et du quotidien. Si vous ne pouvez pas vous engager pour être disponible la journée entière, essayez au moins d'être présente à l'heure de la sortie.

Petit-déjeuner en famille
 
Plus que les autres jours, cette journée doit démarrer sous les meilleurs auspices. I’école, c'est complètement nouveau et forcément angoissant. Prenez le temps d'un petit déjeuner en famille. Si possible, accompagnez-le à l'école à pied, tranquillement. Rajouter du stress par un départ précipité ne ferait que renforcer son anxiété.     
 
Le doudou est dans le sac

Il saura apaiser le moment de la séparation et du gros chagrin. Pensez aussi à un change complet qui peut se révéler très utile au cours de cette journée, riche en émotions ... Mettez-le dans un petit sac à dos marqué à son nom. En revanche, les enseignants déconseillent le cartable, qui risque fort de finir dans un placard.
 
Un sourire, un bisou et à plus tard

Vous avez passé un moment avec lui dans la classe, c'est l'heure de partir. Ne vous attardez pas. Embrassez-le et partez sans vous retourner, même si vous l'entendez pleurer. Rassurez-vous : les pleurs cessent souvent une fois que la porte est refermée sur les parents, au moment du regroupement autour d'une comptine.

Il a le blues, c'est normal

C'est la crainte des parents, ce moment fatidique qui nous bouleverse. Les pleurs sont fréquents et souvent déclenchés par l'émulation! C'est une manière d'évacuer la tension. Sans pouvoir l'exprimer autrement que par les larmes, votre enfant est conscient que l'école n'est ni la crèche, ni la halte-garderie. En quelques semaines, il va devoir apprendre à tout gérer: de nouveaux lieux, des apprentissages, des copains, deux adultes pour une classe de 25 à 30 enfants. C'est beaucoup et cela justifie ce coup de blues. En général, même les plus irréductibles (et ils sont peu nombreux) s'arrêtent spontanément avant les vacances de la Toussaint. N'oubliez pas non plus que les enfants qui pleurent sont souvent ceux qui se sont réveillés à la dernière minute, arrivent en courant à l'école, le goûter dans la main.

Les semaines suivantes

Cantine et garderie

Vous l'avez inscrit à la cantine et à la garderie. Les deux, c'est beaucoup et parfois ça ne va pas du tout. Tous les jours, il pleure, refuse toute nourriture, vous dit qu'il« veut PAS la cantine, PAS la garderie ! ». Essayez de trouver un compromis et de prendre une baby-sitter pour aller le chercher à la sortie. Quant à la cantine, chaque année, un ou deux enfants par classe font un véritable blocage qui retentit sur toute la journée. Si c'est le cas, l'enseignant peut vous demander de revoir votre organisation, d'envisager une inscription à temps partiel ou différée. Ecoutez-le. S'il le juge nécessaire, ces aménagements ne peuvent qu'être bénéfiques pour votre enfant.

Le bon rythme entre l'école et la maison

Les premières semaines, votre enfant sera certainement fatigué par ce nouveau rythme. A la maison, tenez-en compte: pas de télévision le matin, un petit déjeuner en famille, une petite sieste en rentrant de l'école, s'il en a envie, et surtout aucune activité extrascolaire (si, si, certaines démarrent dès la petite section !).
Si le soir, vous rentrez un peu tard de votre travail, prenez néanmoins le temps de rester un moment avec lui, même si l'heure du coucher est légèrement décalée. Il a besoin de vous voir, de vous raconter ses histoires quotidiennes, et ces moments partagés le "rempliront" de vous, lui permettant de mieux supporter votre absence dans la journée. Après le dîner, ne faites pas l'impasse sur le rituel du coucher: une histoire, un verre d'eau, un câlin.
 
Les urgences, ça se prévoit

Aucun enfant n'échappe aux cortèges des maladies infantiles durant l'année scolaire. Même si vous êtes très organisée (baby-sitter pour la sortie d'école), prévoyez une solution d'urgence si vous n'avez pas de famille proche. Plus vous serez organisée, moins vous stresserez et plus l'année se déroulera sereinement.
Et un conseil: n'amenez pas votre enfant malade à l'école. L’enseignante ne sera pas dupe et ces petits arrangements avec la réalité ne sont pas du tout appréciés ...

Image Tout sur l'éveil de Bébé
 
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