| Bye, bye la tétine ! |
|
|
|
| Écrit par Tétine | |
|
Certains enfants de 2 et 3 ans ont encore une tétine vissée à leur bouche.Comment faire pour qu’ils se débarrassent de cette habitude?
Dès le 6e mois de grossesse, l’enfant tète dans le ventre de sa mère. Pour le bébé, téter est un besoin physiologique, un réflexe instinctif. D’ailleurs, certains adultes ont eux-mêmes recours à des compensations orales, cigarettes, verres, grignotages pour canaliser leurs tensions. Pour le petit, téter la tétine libère le trop-plein de tensions accumulées durant la journée. La tétine calme, console et ramène l’enfant à la tétée chaude et rassurante offerte par maman. D’ailleurs, il y a des moments générateurs de stress où la tétine abandonnée par le grand redevient l’amie indispensable: l’arrivée d’un bébé dans la famille, un déménagement, la fatigue, la maladie ou l’intégration d’un milieu de garde, par exemple. C’est nous, parents, qui avons glissé cet objet en bouche pour faire du bien au bébé, pour l’apaiser. Puis, nous voulons le lui retirer à un moment que nous jugeons pratique. Le sevrage répressif a des répercussions psychologiques. La séparation de cet objet de plaisir doit se faire au rythme de l’enfant. Lorsque l’enfant de 3 ans se passionne à un jeu, y met toute son énergie et sa dextérité, il abandonne peu à peu la tétine pour s’investir totalement dans le monde extérieur. Dans la mesure où il se sent en sécurité dans l’exploration et soutenu dans ses découvertes, la tétine sera délaissée naturellement. La plupart des enfants passent de la tétine à l’objet transitionnel aisément. Le toutou ou le doudou devient l’ami rassurant dans les moments d’insécurité. Peu à peu, le champ d’utilisation de la tétine se rétrécira de lui-même. Finie la tétine dehors, le sable et les saletés la privent de son petit goût, puis finie la tétine dans les jeux intérieurs. Enfin, ce sera le nounours qui héritera de la tétine à la sieste. Les critiques du genre «tu es un bébé» ou «ton cousin lui n’a plus sa tétine» nuisent au sevrage puisque le message insécurise l’enfant. Il est difficile pour certains enfants de se séparer de leur tétine et encore plus si cette séparation est imposée par la maman seule. Ces passages vers l’autonomie se font mieux guidés par les 2 parents ensemble. Ils félicitent leur enfant lorsqu’il se montre capable de laisser la tétine à la maison ou encore lorsqu’il a réussi à dormir sans sa tétine. Loin de moi, l’idée de visser la tétine à la bouche de l’enfant dès qu’il pleure ou qu’il crie. La tétine ne remplacera jamais la parole du parent qui console ou encore les câlins qui apaisent. La tétine pour avoir le silence empêche l’enfant de babiller, de s’exprimer. On lui coupe systématiquement la possibilité de manifester son malaise. La tétine bouchon joue le même rôle que la télévision gardienne, elle apporte de la tranquillité aux adultes et coupe l’enfant des relations familiales. Plutôt que d’avoirs recours à la tétine systématiquement, il faudrait se faire assez confiance comme parents pour retrouver comment consoler l’enfant. Si malgré les paroles, les câlins amoureux, le petit reste tendu, la tétine peut l’apaiser. Soyez sensible aux périodes où l’enfant demande sa tétine et cherchez à le sécuriser. Laissez la tétine à l’enfant et proposez-lui une activité intéressante dans un contexte sécurisant. Il abandonnera sa tétine de lui-même peu à peu et vous serez témoin de scène telle que celle-ci: le petit Léo qui dépose sa tétine doucement au fond de la poubelle en disant «Bye, bye tétine». |
| < Précédent | Suivant > |
|---|




