Les légumes sont bons pour la santé de nos tout-petits, néanmoins, ils ne peuvent pas tous être introduits en même temps. En tenant compte de leur âge, donnons à nos petits gourmands l'envie d'en manger toujours plus ... | |
On nous le répète depuis quelques années: pour avoir une chance de mettre un peu de distance entre nous et certains cancers (notamment digestifs), il faut manger chaque jour au moins cinq fruits et légumes. Leur composition explique ces vertus préventives : ils sont très riches en eau (85 à 90 %), en minéraux (calcium, magnésium, potassium, fer, cuivre, oligoéléments, etc), en vitamines (A, B, C, D, E et K) et en fibres végétales. Quand commencer ?Pourtant bébé n'a que faire de ces vertus ! Elles ne l'empêcheront pas de recracher allègrement sa purée. Parole de maman: il ne faut pas craquer et repousser sans cesse l'introduction des légumes. Celle-ci doit se faire à partir du 5ème ou 6ème mois (plus tard pour les petits allergiques) sous forme de bouillon ou de purée. Le meilleur moment: à midi, quand bébé est reposé et qu'il a suffisamment faim. On peut alors introduire une cuillère de purée dans le biberon en augmentant progressivement jusqu'à 8 ou 10 cuillerées ou commencer en remplaçant l'eau du biberon par du bouillon de légumes. Puis, à partir de 7 ou 8 mois, 130 à 170 g devront être répartis sur les deux principaux repas et enfin, vers 1 an, notre petit glouton devra accepter 200 à 300 g de potage ou de purée de légumes par jour. Pour cela, voici le plan d'attaque. On peut commencer par des légumes doux comme les carottes, le maïs (sous forme de maïzena) ou les haricots verts puis enchaîner avec d'autres légumes s'ils sont acceptés: brocolis, choux-fleurs, courgettes, etc. Certains pédiatres conseillent d'attendre 7 à 8 mois avant d'introduire la pomme de terre seule et 9 à 10 mois pour certains légumes susceptibles de contenir une quantité non négligeable de nitrates (épinards, navets, carottes, artichaut, betterave, laitue ...). Avant 15 mois, il est préférable d'éviter les choux (sauf le brocoli et le chou-fleur), les artichauts, le céleri, les navets, les petits pois, les poireaux, les poivrons et les salsifis qui fermentent une fois dans l'intestin et donnent beaucoup de gaz. Bébé risque de nous le faire payer en hurlant et se tordant de douleur! C'est aussi pour cela que les crudités ne seront introduites que vers 18 mois, tout comme les légumes secs. De toute façon, il faut adapter chez le tout-petit le choix des légumes en fonction de son transit: certains seront plutôt laxatifs comme les épinards, les haricots verts et les poireaux tandis que les carottes seront plutôt constipantes. Frais, bio, surgelés, en petits pots… ?La vie moderne est sympa pour les mamans surbookées en leur offrant tant de choix pour nourrir leurs enfants. Mais comment s'y retrouver? -Les légumes frais restent bien entendu les meilleurs si l'on prend soin de les choisir de saison et, si possible, garantis « sans traitement après récolte» ou bio. S'ils n'ont pas séjourné trop longtemps sur les étals du vendeur, ils seront croquants, gorgés de goût et de vitamines en tout genre. Mais à l'air libre ou à la chaleur, ils perdent vite leurs éléments nutritifs ! Le choix royal concerne les légumes bio : ils doivent porter l'estampille verte « AB ». Ce logo officiel nous offre ainsi des garanties sur l'authenticité des produits et leur mode de production censé interdire les pesticides et autres engrais chimiques néfastes pour notre santé. Bébé a tout intérêt à en profiter car son système immunitaire est encore immature. Seulement, des rendements moindres et l'exigence de qualité nécessitant plus de main d'œuvre rendent ces produits coûteux ! -Rassurons-nous, les surgelés offrent une très bonne alternative. Ils ont certes moins de goût (sauf le maïs et les épinards) mais contiennent souvent plus de vitamines et de sels minéraux que les légumes du marché ayant perdu les leurs au contact de l'air et de la lumière. Et ils sont disponibles toute l'année! Ils ont, en plus, l'avantage d'être prêts en quelques minutes, si bien que, si bébé ne veut pas manger, nous ne serons pas déçues d'avoir passé beaucoup de temps à cuisiner pour rien! -Les petits pots restent indétrônables : même s'ils sont plus sucrés que les préparations maison et que leur goût est souvent fade (pour notre palais, mais pas pour celui de bébé), ils subissent des contrôles draconiens qui nous assurent de leurs bonnes qualités nutritionnelles. Mois après mois, ils accompagnent notre enfant et nous leur disons merci pour le fier service qu'ils nous rendent lorsque nous sommes exténuées ! -Les conserves, quant à elles, ne doivent pas concerner les enfants de moins de 1 an car elles sont trop salées. Au-delà, on peut en donner sans culpabilité puisque la valeur nutritive des légumes qu'elles contiennent est à peu près équivalente à celle des légumes frais ou congelés. Comment les préparer ?
Dès 4 mois, on peut proposer à notre enfant les légumes sous forme de bouillon: les légumes épluchés, coupés en gros morceaux, sont ajoutés à 1 litre d'eau froide dans une casserole. Après avoir laissé 30 minutes à feu doux, on recueille le bouillon qui peut alors remplacer l'eau du biberon de lait ou, vers 8 mois, s'ajouter au tapioca, à des vermicelles ou à des pâtes à potage pour le plus grand plaisir des tout-petits. Les bouillons peuvent, eux aussi, être introduits assez tôt. Leur intérêt réside dans leur fort apport hydrique et vitaminique, s'ils sont faits maison. Les potages, quant à eux, contiendront plus de fibres donc faciliteront le transit s'ils sont passés au moulin à légumes plutôt qu'au mixeur. Attention à ne pas faire trop durer la cuisson pour éviter la fuite des vitamines et des sels minéraux et conserver toute la saveur et le croquant des légumes. Ne pas ajouter de sel dans l'eau de cuisson car il fait perdre de la saveur et de la fermeté aux légumes. Et trop de sel nuit à la santé! Les soupes pour bébé en briquettes sont bonnes, même si elles sont souvent moins savoureuses à notre palais d'adultes que celles faites maison ... Pour celui de bébé, elles sont excellentes! La cuisson à la vapeur reste idéale car elle entraîne moins de pertes mais elle prend plus de temps. La cuisson au four rend les légumes savoureux tandis que le micro-ondes sert surtout à réchauffer des plats de la veille sans trop dénaturer le goût des légumes. Pour les petits récalcitrants, d'autres modes de cuisson peuvent nous aider: faire rissoler les légumes permet de conserver leur saveur, leur texture et leur couleur. Ou pourquoi ne pas se lancer dans des beignets de légumes avant de les faire frire? Pour cela, on les enrobe dans un peu de pâte ou de farine de riz et, ni vu ni connu, nous piégeons notre petit difficile. Pensons encore aux gratins saupoudrés de chapelure, de flocons d'avoine ou de fromage râpé, ou aux petits soufflés qui ne laissent jamais les enfants indifférents. Enfin, pour les plus capricieux, jouons à fond avec les petites astuces : les omelettes, nems, bricks ou crêpes de légumes noyés sous une sauce tomate maison ou accompagnés des féculents qu'ils adorent auront raison de leurs petits estomacs criant famine! A lire aussi : Quel légume ? A quel âge ? |