| Mais, pourquoi je cède toujours ? |
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| Écrit par Tétine | |
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Mais comment font les mamans qui ne lâchent pas un pouce de terrain sur leurs petits monstres ? Pour résister aux assauts de nos enfants, de leur papa et des collègues, il faut savoir s'affirmer ! Pas toujours facile quand il s'agit de lutter contre soi-même ...
Et dire ses quatre vérités à la nounou qui abuse de notre patience depuis trop longtemps n'est pas à la portée de toutes les mamans. Oui mais alors, à partir de quand devient-on une maman trop laxiste? Y a-t-il un barème spécial mauvaises notes pour les « mamans qui passent tout, tout le temps » ? L'autorité à la maison est-elle la même que celle du boulot ? Quelques explications pour comprendre comment ça marche ... Qu’est-ce-que l’autorité ?Savoir se faire respecter, affirmer ses positions, ne pas se laisser marcher sur les pieds, les expressions ne manquent pas pour illustrer une situation: avoir de l'autorité. Mais quelle est la bonne définition? Il ne faut pas confondre autorité et autoritarisme. L’autorité, c'est savoir affirmer ses positions par rapport à ses propres besoins alors que l'autoritarisme est le fait de terroriser son entourage pour parvenir à ce que l'on souhaite. L'insécurité est sous-jacente à l'autoritarisme alors que l'autorité est un moyen de verbaliser ce que l'on souhaite. Savoir s'affirmer face à ses enfants est un des fondements éducatifs de nombreuses familles. Mais tout le monde n'apprécie pas de la même manière la notion d'autorité. Comme dans la vie courante (auprès de son propriétaire, de ses voisins ou de ses copines) et comme dans la vie professionnelle (auprès de son patron et de ses collègues), s'affirmer ou non auprès de nos enfants dépend de notre histoire personnelle. Dans bien des cas, le degré d'autorité varie en fonction de sa propre enfance. Un enfant qui a souffert de l'autoritarisme de ses parents ne souhaitera pas reproduire le même une fois adulte. Apprendre à poser des limitesLa peur de perdre l'affection de notre enfant, de le traumatiser comme nous l'avons peut-être été nous-mêmes pousserait certaines d'entre nous à rester sur le mode tendresse au risque de ne pas fixer à l'enfant suffisamment de limites et de repères. Or un enfant ne peut pas se construire sans un minimum de frustrations. L’enjeu mériterait peut-être que l'on s'attarde un peu sur notre passé, soit par le biais de quelques consultations avec un psychologue afin de trouver les moyens de dépasser cette histoire personnelle qui peut avoir des conséquences dans l'éducation de nos enfants, soit par le biais de l'écoute attentive d'une amie proche. En se fixant des buts raisonnables, on peut apprendre à dire non à ses enfants par paliers. On commence par refuser qu'il tape dans le stock de petits-suisses une heure avant le dîner, puis on s'affirmera devant le rayon de jouets et ainsi de suite, progressivement, jusqu'aux dures négociations de la pré-adolescence et de l'adolescence. Et, au passage, on règlera aussi quelques comptes avec notre enfance en réalisant qu'on est aussi capable de dire« non» à notre mère, à notre copine sans-gêne, à notre chef de service. Belle occasion de renouer avec cette confiance en nous qui nous avait lâchée en chemin. S’affirmer un jour, s’affirmer toujoursQuant à celles d'entre nous qui ont l'étoffe innée de la chef d'équipe, ont-elles pour autant la même autorité à la maison? De nos jours, les qualificatifs (femme à poigne, Wonder woman) ne manquent pas pour qualifier les femmes actives qui mènent leur vie professionnelle à la baguette. Oui, mais, elles ne sont pas toujours les mêmes à la maison, face à ce petit bambin exigeant et si craquant…… Les règles du jeu de l’autoritéLe mot est lâché: lassitude. C'est vrai qu'une maman qui a derrière elle une journée bien chargée n'a pas forcément envie de relancer la bataille de l'autorité le soir. Et pourtant, c'est essentiel pour l'enfant. Alors comment faire? Se forcer? Et pourquoi ne pas déléguer un peu de cette autorité les soirs où l'on sait qu'on ne peut pas assurer? Une baby-sitter bien briefée (la fille de la voisine, notre mère, voire le papa des enfants) peut prendre le relais pendant qu'on se fait couler un bain chaud et parfumé et qu'on se détend avec la musique que l'on aime. Une heure de détente, du temps pour soi, peut suffire à recharger les batteries. Et nous, pimpante, on prend le relais au dîner: « Non et non, Léo, on ne met pas les doigts dans le plat! » Ce petit temps de détente nous permet de préserver notre autorité au lieu de la voir s'effriter du fait d'incessantes concessions à la règle. Si déléguer est hors de nos moyens, on peut mettre en place un jeu: les jours avec, les jours sans ... On explique à notre petit loubard que, ce soir, on est fatiguée, alors les règles sont plus souples mais il y a un prix à payer. On prévoit pour la semaine une boîte avec un certain nombre de jetons de deux couleurs: une pour les passe-droits, l'autre pour les gages. Les jours « sans », notre enfant a le droit de prendre chaque jour un ou deux jetons passe-droits, mais nous, nous disposons d'autant de jetons de gages. S'il transgresse la règle que nous n'avons pas la force d'appliquer, alors nous appliquerons le gage le jour « avec» (quand on est fraîche et dispose) : aider à ranger le placard de la cuisine, sortir le linge du sèche-linge, etc. .. Bien sûr, on n'a pas le droit de dépasser le nombre de jetons passe-droits prévus pour la semaine. Et celui qui gagne, c'est celui qui a épuisé le moins de jetons. À nous de réfléchir à une récompense éducative! Un enfant ne peut pas se construire sans un minimum de frustration À lire S'affirmer et oser dire non , Christel Petitcollin, éd. Jouvence Comment élever son enfant sans (se/le) jeter par la fenêtre , Denis Vaginay L'autorité, pourquoi, comment... ?, Anne Bacus, éd. Marabout. Le défi des mères :Pour en finir avec la culpabilité des mères qui travaillent (éd. Dervy) Que se passe-t-il en moi? Mieux vivre ses émotions au quotidien» (éd. Marabout). |
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