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Éloïse

Fête :15 mars et 11 février

Chiffre : 2
Couleur : blanc
Pierre : diamant
Métal : fer
Fleur: la pâquerette

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Anaïs
Fête : 26 juillet

Chiffres : 5 et 8
Couleurs : vert et bleu
Pierre : émeraude
Métal: bronze
Fleur: le chèvrefeuille
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Lou
Fête : 15 mars ou 25 août.

Chiffres : 3 et 4
Couleurs : bleu et rouge

Etymologie : diminutif de Louise signifie « Illustre au combat, glorieux vainqueur » en germanique et « Lumière » en celte.
Lire la suite... [Lou]
 
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Les nouveaux pères Et si on les laissait faire ??? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Tétine   

Couches, biberon, éducation: nos mères se sont battues pour que leurs maris prennent leur part. Du coup, les nôtres en rajoutent une louche.

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Et nous, on crise: sauront-ils s'y prendre? Avant de mettre à mal des décennies de revendications féministes, si on apprenait à relativiser?

 

 Ah, ces nouveaux pères!

Couches, biberon, baby-sitting, rien ne les rebute, du moins au début.
Et là, surprise. On se croyait génétiquement programmée pour changer des couches et l'on s'aperçoit que le papa -pourtant porteur de gènes différents, tel celui de l'entraînement au foot- s'en sort comme un chef.
Certes ...
Mais ce tout-petit dans ces grandes mains, ces gestes virils face à une toute petite chose fragile, ça nous paraît un tantinet décalé. Pour ne pas dire risqué. Et, bien que l'on essaie de se contrôler, trop souvent le mot qui tue nous échappe: « Attention, tu vas ... au choix: lui faire mal, le faire tomber, l'énerver, le complexer, le gâter ... » La liste est longue.
Etonnez-vous après que les nouveaux pères, admis en salle d'accouchement, accros au congé de paternité (et on en passe!) se sentent frustrés? Et que ça coince dans le couple?


Pas de sexisme en puériculture

 Si les parents s'entendent sur les grands axes de l'éducation, les spécificités de chacun se révèlent au fur et à mesure de la vie familiale. Tout se joue autour du premier enfant. Avant l'accouchement, les jeunes couples fonctionnent sur un mode égalitaire. Ils ont souvent le même niveau d'études, des professions et des salaires équivalents.
Bébé vient bouleverser cet équilibre.
Et papa et maman de découvrir la parité, à défaut d'une égalité totale. Car l'arrivée de bébé change la donne. A la maternité, la mère apprend les premiers gestes: toilette, câlins, alimentation car il lui revient à elle, et à elle seule, de donner le sein. Le lien biologique reste très fort. Il prolonge la fusion charnelle, quelle que soit la bonne volonté du père. Après la naissance, la mère reste l'individu le plus important pour l'enfant lors des premiers mois, d'autant plus qu'elle profite d'un congé de maternité qui lui permet de se consacrer quasiment à plein temps à son enfant, contrairement au père du petit.
Néanmoins, les nouveaux pères revendiquent de passer du temps avec leur enfant. Au risque d'assumer certaines tâches, hier encore exclusivement réservées aux mères.
A tort, car il n'y a pas de tâches innées féminines et de tâches innées masculines. Aucun père aujourd'hui ne refuserait de changer les couches, à moins que ce ne soit vraiment pas son truc, et qu'il en ait librement parlé avec sa compagne.
D'ailleurs, la publicité utilise l'image de ces pères qui adorent faire le marché et la cuisine.

Père et mère, égaux mais pas identiques

S'il n'y a pas de déterminisme inné, alors qu'est-ce qui différencie la maman du papa? Pas grand-chose, car l'un comme l'autre ne sont pas mère ou père du jour au lendemain. Ils le deviennent, tous les deux, progressivement, et chacun à sa façon. Le bébé y est d'ailleurs pour quelque chose, dans cette nouvelle valse à trois temps.
Car l'enfant comprend d'emblée les différences, ce qui lui vient de la mère et du père.
Lui le maintient avec plus de force et de vitalité, il le soulève, face à face, pour le regarder. Son odeur est différente de celle de sa mère.
Elle le presse contre sa poitrine, lui parle doucement et le cajole.
Bébé développe alors des relations différenciées avec ses deux parents. Il construit son monde à partir des différences entre deux personnes et non à partir des personnes. Cet attachement brut est neutre, il n'a pas de sexe. Il rend l'homme père et la femme mère. Certains spécialistes parlent de parentalisation.

La fusion, c’est l’illusion

Inconsciemment, le père développe des gestes propres pour se différencier de sa femme. Il y a deux modes d'être, un paternel, et un maternel, l'un ne vaut pas mieux que l'autre. Au quotidien, la mère est beaucoup plus happée que le père par le processus de parentalisation. Elle arrête de travailler et passe quasiment les quatre mois de son congé maternité avec bébé, alors que lui ne peut pas dépasser les 14 jours de son congé paternité (11 jours ajoutés aux 3 légaux).
Faites le compte!
Cependant, un homme seul avec un enfant développerait des capacités beaucoup plus féminines. Il prendrait l'habitude de le porter contre lui, de le bercer, de vivre un corps à corps avec l'enfant.
Souvent, au moment de donner les soins, il y a passage de relais entre le père et la mère, à l'initiative de cette dernière, convaincue qu'«elle sait mieux faire ». Ces sentiments de compréhension et d'anticipation innées, intuitives, sont connus de bon nombre de mères. Au point que les mamans cultivent parfois cet avantage sur les papas à l'excès. La fusion mère-enfant est une illusion. La mère ne peut pas être dans la compréhension totale des besoins de son enfant, car elle n'est pas dans sa tête, tout simplement. En effet, les compétences ne sont pas liées au sexe du parent, mais à la gestion du temps passé avec nos chères têtes blondes. Celui ou celle qui reste davantage auprès du tout-petit remarque plus rapidement une montée de fièvre, un malaise, décrypte plus facilement la raison des pleurs du bébé, anticipe plus vite les dangers.

Inquiète… ou jalouse ?

Bien que très au fait des nouvelles compétences des pères, il y a toujours un moment où les mères poules que nous sommes se surprennent à être interloquées (voire scandalisées) devant les gestes et les mots employés par ces papas nouvelle vague. Et de pousser les hauts cris si bébé, surveillé par papa, se cogne ou tombe. Avec nous, ça ne se serait JAMAIS produit ? Ben voyons ...

Attention: un conflit intérieur de l'épouse, fondé sur le sentiment de la suprématie des mères (je sais mieux que lui) risque de dégénérer en conflit de couple. Rien ne vaut alors le dialogue et le recul. Avant de consulter un thérapeute, il est utile d'en parler avec une amie. Qui saura sans doute relativiser les faits et les ramener à leur juste mesure. C'est super de pouvoir se décharger un peu sur le papa de ses responsabilités maternelles pour papoter avec une copine en sachant qu'on contribue au renforcement de l'axe père-enfant.
D'ailleurs, on ne serait pas un peu jalouse?

A lire
Les pères se mettent en quatre   M. Modak et C. Palazzo, èd. Anti podes.
La danse du couple   Serge Helez et Danièle Lauler, éd. Hachette.

Image  Tout savoir sur la psycho de bébé

 
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