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Le développement psychoaffectif de bébé Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Tétine   

Le développement psychoaffectif de l’enfant a été décrit par divers auteurs se référant à des approches essentiellement psychanalytiques dans le but de comprendre comment s’inscrivent les liens mère/enfant dans ce processus.
3 grands thèmes :
L’enfant vit dans un état fusionnel avec sa mère,
puis il se différencie progressivement d’elle,
pour prendre enfin conscience qu’il est un sujet à part entière.

De la fusion aux prémices de la séparation
Les manifestations de l’attachement
3 schèmes d’attachement
Du lien de l’allaitement à l’angoisse du sevrage
La prise de conscience par l’enfant de son état de sujet
Le processus de séparation-individuation
La phase symbiotique (de 1 à 4 mois)
Le processus de séparation-indiduation proprement dit
La différenciation et le développement de l’image corporelle (entre 4 et 9 mois)
Les essais (de 9 à 16 mois) 
Le rapprochement (de 15 à 24 mois)
La consolidation de l’individualité et les débuts de la permanence de l’objet émotionnel 
La capacité d’être seul
L’objet transitionnel
Le stade miroir
L'acquisition du non
Le comportement autonome


De la fusion aux prémices de la séparation

Les manifestations de l’attachement :
Chez le nouveau né, l’attachement se manifeste par deux comportements de signalisation et d’appel, qui correspondent aux réflexes archaïques( le grasping, le cri, le réflexe de succion, la marche automatique).Ils s’adressent progressivement à une figure ; C’est l’objet primaire d’attachement représenté souvent par la mère.
Plus tard l’enfant cherche auprès d’elle une protection : par exemple vers 7 mois, l’enfant ne s’éloigne pas de sa mère au-delà d’une certaine distance qui la lui laisse accessible. L’attachement apparaît ici comme un moyen de maintenir un équilibre de base : l’enfant se sent protégé par un adulte capable de le défendre contre toute agression. Ce comportement a aussi une fonction de socialisation, l’attachement se déplaçant, au cours de la vie, de la mère aux proches (père, frères et sœurs, grands parents), puis aux étrangers (amis, voisins). Il est important dans la structuration de la personnalité.
L’enfant acquiert une sécurité intérieur. Il est sûr, quand il en a besoin, de pouvoir aller se ressourcer auprès de sa mère. Il est sécurisé même quand ses parents sont éloignés physiquement.
Un enfant "bien attaché "se détachera, se séparera plus facilement
Les principaux schèmes d’attachement (selon Bowlby)

3 schèmes d’attachement :

Le schème d’attachement sûr : l’enfant a confiance, il sait que son parent est disponible et va lui répondre quand il sera en danger.
Exemple : l’enfant joue calmement sur le tapis et peut être amené à découvrir, un peu plus loin dans la pièce, d’autres jouets. S’il a une difficulté, il appelle sa mère qui évalue la situation et peut lui répondre verbalement ou physiquement, puis il continue son jeu avec concentration.

Le schème d’attachement angoissé, ambivalent : l’enfant n’est pas certain que son parent sera disponible et lui répondra s’il fait appel à lui. L’enfant est sujet à l’angoisse de séparation, il s’accroche à sa mère, se montre angoissé pour explorer le monde.
Exemple : l’enfant reste proche de sa mère, la regarde souvent. On le sent inquiet, incapable d’apprécier les jouets mis à sa disposition. Il a peur qu’elle quitte la pièce.

Le schème d’attachement angoissé évitant : l’enfant n’a aucune confiance dans les réponses que sa mère lui fera ; il s’attend à être repoussé lorsqu’il cherche auprès d’elle réconfort et protection. L’enfant tente alors de vivre sa vie sans soutien de la part des autres.

Exemple : l’enfant joue de manière très aisée, sans se soucier de sa mère ; ils ne se regardent même pas. L’enfant va même trop facilement vers d’autres adultes qu’il ne connaît pas ; sa mère ne semble pas se préoccuper de ce que fait son enfant


Du lien de l’allaitement à l’angoisse du sevrage :

L’allaitement contribue aux interactions mère/nouveau-né et si l’arrêt de l’allaitement au sein n’est pas imposé par des contraintes (la reprise du travail), il a lieu lorsque l’enfant et la mère ont le besoin (souvent inconscient) de se tourner vers l’extérieur ; cet arrêt constitue une nouvelle angoisse de séparation après celle de la naissance. Elle est parfois vécue douloureusement aussi bien par la mère que pour l’enfant. Le bébé a du mal à prendre le biberon, différent du sein (changement de texture, d’odeur). La mère ne vit plus ces moments de peau à peau. Avec l’introduction du biberon, elle n’est plus la seule personne à pouvoir répondre aux besoins alimentaires, d’apaisement des tensions d’endormissement.

Le moment du sevrage :
Le sevrage se définit comme le passage de l’alimentation lactée à l’alimentation diversifiée.
C’est l’introduction de la cuillère qui peut être source de difficultés, car elle amène une discontinuité supplémentaire. il est important que la mère accompagne l’enfant d’un holding renforcé, à l’aide du toucher, du regard, de la parole. Le sevrage contribue au processus de séparation.

L’angoisse du sevrage :
Le sevrage est rarement décidé au même moment par la mère et l’enfant. Dans le cadre d’un arrêt en lien avec les contraintes de la vie sociale de la mère, il peut avoir des répercussions sur els séparations que la mère et l’enfant auront à vivre dans le futur. L’angoisse du sevrage, selon Freud, est unes des angoisses existentielles de l’être humain qui constitue un des éléments de l’angoisse de séparation.

La prise de conscience par l’enfant de son état de sujet :

La naissance psychologique de l’être humain est distincte de sa naissance biologique ; si la coupure du cordon ombilical est suffisante pour réaliser la séparation physique d’avec la mère, la séparation psychique demande, elle, un temps beaucoup plus long. Ce processus de séparation est essentiel les trois premières années et se prolonge tout au long de la vie

Le processus de séparation-individuation

L’enfant suit un long cheminement qui el conduit de la fusion d’avec sa mère à leur séparation physique et psychique. Ce cheminement se fait en partie spontanément, parallèlement à son développement moteur, jusqu’à l’autonomie complète. A chaque stade de progrès moteur, correspond l’émergence de besoins psychiques et on observe une modification correspondante dans les modalités du maternage.
L’enfant traverse 3 phases de développement, en sachant que les âges indiqués sont approximatifs et que les phases se chevauchent souvent sans prépondérance très nette.


La phase symbiotique (de 1 à 4 mois)

Le bébé est dans une unité duelle avec sa mère. Ils constituent un système omnipotent. La mère joue le rôle de Moi auxiliaire de l’enfant. Elle maintient l’équilibre homéostatique de l’enfant immature, sujet à des détresses somatiques génératrices d’angoisse. Le maternage permet à l’enfant de développer ses perceptions sensorielles. L’enfant perçoit peu à peu que la satisfaction des différents besoins provient d’un objet extérieur, représenté par la mère.


Le processus de séparation-indiduation proprement dit
(à partir de 4 mois)

L’enfant évolue vers la séparation d’avec sa mère selon différentes étapes.

La différenciation et le développement de l’image corporelle (entre 4 et 9 mois) :

Margaret Malher estime que les premiers essais de séparation d’avec la mère commencent vers 6 mois. Collé conter elle, le bébé soudain s’étire, comme s’il voulait regarder sa mère de plus loin et revient se blottir contre elle : il agrippe se cheveux, tente de lui enlever es lunettes, mais lui apporte aussi de la nourriture à la bouche. Les explorations manuelles, visuelles, gustatives envers la mère sont à leur maximum vers 7 ou 8 mois et débouchent sur des essais de comparaison entre sa mère et les autres. L’enfant semble de plus en plus pressentir que son corps est un ensemble unifié et délimité.

Les essais (de 9 à 16 mois) :

Durant cette période m. Malher considère que l’activité motrice de l’enfant, constamment améliorée joue un rôle fondamental dans l’évolution de la relation avec sa mère. L’enfant devient plus capable de s’éloigner de sa mère par un ensemble de déplacements. En même temps, il se met à explorer activement les objets qu’il peut apercevoir autour de lui tout en restant dans une proximité rassurante. Mais la relation symbiotique devient plus inconfortable dans la mesure ou la mère semble elle-même vouloir se détacher. Puis, lorsque l’enfant a acquis la marche, il expérimente ses propres capacités dans un état d’excitation. L’enfant devient plus triste, moins en sécurité, plus lent dans ses mouvements quand il réalise que sa mère est absente. Elle continue à lui être nécessaire pour se recharger émotionnellement par contact physique.

Le rapprochement (de 15 à 24 mois)

- entre 15 et 20 mois, l’enfant désire partager le plaisir de ses découvertes avec sa mère et monopolise son attention. Il la suit partout.
- Entre 18 et 24 mois, le comportement de l’enfant est marqué par l’instabilité de l’humeur, l’indécision, par des mouvements alternatifs de rapprochement et d’éloignement, le désir de s’unir à l’objet d’amour et la crainte d’être réincorporé. Par exemple, à la crèche, un petit garçon de 20 mois, ayant un jouet à la main, s’approche de l’auxiliaire de puériculture. Au moment de lui tendre, il la tape. L’auxiliaire peut interpréter ce geste dans un premier temps comme une agression envers elle. En fait, à cet âge, l’enfant peut être dans l’indécision : va-t-il lui donner ou non son jouet, se rapprocher ou non d’elle ? la peur de perdre l’amour de l’objet devient évidente. C’est aussi la naissance de la communication verbale. La sphère sociale s’élargit dépassant le cadre mère/enfant pour inclure le père encore davantage, puis les paires.
- Enfin, vers 22 à 24 mois, la crise diminue et l’enfant établit une distance optimale par rapport à sa mère. Le langage progresse. Il utilise le jeu symbolique pour mettre en scène ses fantasmes. Il intériorise les exigences de son environnement et peut tolérer des frustrations

La consolidation de l’individualité et les débuts de la permanence de l’objet émotionnel :

C’est la dernière étape du processus de séparation-indivuduation qui débute vers 24 mois, mais qui n’a pas de fin. La période située entre 2 et 3 ans est un temps de maturation : la consolidation est discrète mais très importante.
C’est un long processus qui conduit l’enfant à la capacité de vivre relativement seul au sein d’un monde intérieur et extérieur unifié ou il se reconnaît non seulement séparé d’autrui, mais de mieux en mieux défini dans ses caractéristiques sexuelles propres ; Le Moi enfant est structuré à partir de l’image corporelle et de la neutralisation des pulsions. L’intériorisation des exigences parentales et des interdits étoffera les précurseurs du Surmoi ; Ainsi la petite fille de 2 ans peut jouer calmement dans la pièce à jouer, alors que son assistante maternelle est dans la cuisine. Elles peuvent échanger verbalement sans que la petite fille soit inquiète. Il lui arrive parfois de ne pas suivre les règles mises en place par l’assistante maternelle, afin de tester si celle-ci se préoccupe toujours d’elle


La capacité d’être seul

Parallèlement au holding et à la préoccupation maternelle primaire, Winnicott développe le concept de la capacité d’être seul qu’est l’expérience d’être seul en présence de quelqu’un d’autre. Le fondement de cette capacité est paradoxal puisqu’il consiste à faire l’expérience de la solitude avec quelqu’un d’autre : par exemple, un enfant de 6 ou 7 mois peut manipuler un très long moment son hochet, allongé tranquillement sur un tapis, sachant que sa mère est tout près de lui. Il est concentré et rassuré par sa présence alors qu’elle n’intervient pas. A ce stade, la continuité d’existence de la mère est indispensable et la sécurité qu’elle offre rend possible une expérience positive de solitude pour un temps limité. « être seul en présence de quelqu’un est un fait qui peut intervenir à un stade très primitif, au moment ou l’immaturité du moi est compensée de façon naturelle par le support du moi offert par la mère, puis vient le temps ou l’individu intériorise cette mère-support du moi et devient aussi capable d’être seul sans recourir à tout moment à la mère ou au symbole maternel »
De même il est important que la mère s’identifie temporairement à son enfant pour pouvoir répondre au mieux aux besoins de celui-ci et lui apporter les soins nécessaires.
Toutes ces étapes permettent l’édification de la personnalité de l’individu et le début d’indépendance de l’enfant envers sa mère


L’objet transitionnel :

La notion d’objet transitionnel est utilisée pour désigner un objet matériel qui a une valeur élective pour le nourrisson et le jeune enfant, notamment au moment de l’endormissement (un coin de couverture, un nounours). Le recours à des objets de ce type est un phénomène normal qui permet à l’enfant d’effectuer la transition entre la première relation orale à al mère et la véritable relation d’objet.
C’est la première possession de quelque chose qui n’est pas moi. Il ne vient ni du dedans, ni du dehors, mais d’un espace quelque part entre l’enfant et sa mère. Il est a mis chemin entre le subjectif et l’objectif « de notre point de vue l’objet vient de l’extérieur : mais l’enfant ne le conçoit pas ainsi. Il ne vient pas non plus de l’intérieur : ce n’est pas une hallucination. » L’objet transitionnel crée l’illusion pour l’enfant qu’un objet même partiel est encore présent. Il participe à la créativité, à la vie imaginative de l’enfant


Le stade miroir

Ce stade se situe entre les 6 et 18 premiers mois de la vie. L’enfant est encore dans un état d’impuissance et d’incoordination motrice. Lacan montre que le stade miroir est une conquête de l’image de son propre corps qui met fin, par identification à l’image du semblable, au fantasme du corps morcelé pour instaurer l’unité du corps propre. Pour que l’enfant devienne capable de percevoir sa mère comme un objet, il faut qu’il puisse se percevoir lui-même comme sujet entier, global, non morcelé. Cette unification imaginaire s’actualise par l’expérience concrète ou l’enfant perçoit sa propre image dans le miroir.
3 étapes :
- Celle ou il perçoit son reflet dans le miroir qu’il cherche à saisir. Il y a une confusion entre soi et l’autre. Par exemple, l’enfant de 6 mois, placé devant le miroir, le touche, le gratte.
- celle ou il comprend que l’autre dans le miroir n’est pas un être réel mais une image fictive qu’il ne cherche plus à saisir. Il distingue alors l’image de l’autre de la réalité, de l’autre imaginaire. Par exemple, l’enfant d’un an regarde le miroir avec sa mère placée derrière lui. Il regarde successivement le miroir, puis sa mère.
- Celle ou il comprend que cette image de l’autre est en fait sa propre image. C’est une représentation de lui-même (symbolique). Par exemple, l’enfant de 18 mois se regarde attentivement dans le miroir, fait des mimiques, il commence à s’admirer.
C’est par le regard et la reconnaissance d’autrui que se construit la connaissance de soi et ainsi son identité en tant que sujet. Le stade miroir constituerait la matrice et l’ébauche de ce qui sera moi
Le développement psychoaffectif du petit enfant:La conquête de l’autonomie


L’acquisition du non !

Il s’agit du troisième organisateur psychique décrit par Spitz : l’acquisition du non.
Vers la fin de la 1er année, l’enfant acquiert la marche. Il multiplie ses activités et s’éloigne du regard de sa mère. Cette prise d’autonomie de l’enfant génère des dansgers et aisni la mise en place d’interdits parentaux. L’interdiction se manifeste par plusieurs signes : la parole, le geste de la tête, le geste du doigt. L’enfant est pris dans un conflit entre son attachement libidinal à sa mère et la crainte de lui déplaire et de la perdre s’il transgresse ces interdits. Afin de faire face au conflit, l’enfant met en place un processus de défense du moi : l’identification à l’agresseur ou au frustrateur. Lorsque l’enfant donne un contenu qui possède un sens à l’entourage, le secouement de la tête, par exemple, indique que l’enfant est parvenu par le geste de la tête à réaliser l’abstraction d’un refus ou d’une dénégation. Il a incorporé les caractéristiques de l’agresseur. L’enfant acquiert le sens de la propriété : « c’est à moi ! ». Il se montre très possessif vis-àvis de ses jouets. Il exprime très clairement ce qu’il veut. C’est une période d’opposition avec l’adulte. Il faut trouver des compromis. Il vérifie la fiabilité de l’adulte en testant si les interdits, les limites sont toujours présents.
L’enfant peut être aussi observé en train de reproduire les gestes de l’adulte avant même de faire quelque chose d’interdit (par exemple, l’enfant lève son index et fait non de la tête).
Le non est le premier concept abstrait que l’enfant comprend et utilise

Le comportement autonome

C’est l’adulte qui crée et varie, pour le nourrisson et le petit enfant, les possibilités matérielles du comportement autonome, un environnement sans danger lui donnant l’occasion d’agir.

Les conditions d’une activité autonome
Le nourrisson n’est pas assujetti à l’adulte, mais il peut être rendu assujetti. C’est en effet en apprenant à être seul, mais en présence de sa mère, que l’enfant se rend autonome, c’est à dire en construisant dans la sécurité de la chaleur maternelle l’espace de sa propre vie psychique :
Apprendre à être seul en présence de l’autre. Et » si nous soutenons l’activité autonome de l’enfant, celui-ci est capable de bien plus de choses que ce que nous croyons : grande aisance corporelle, attention de curiosité pour son environnement » Les notions fondamentales comme le mouvement, le jeu et l’apprentissage autonome, ne sont possibles que dans la mesure ou l’enfant vit une relation profonde, lui offrant le sentiment de sécurité, un climat affectif lui donnant les moyens d’accéder à l’expérience de la compétence grâce à ses actions autonomes.

L’évolution vers l’autonomie psychique
L’attention est l’intérêt de l’enfant pour l’activité autonome sont à l’origine de nouveaux comportements qui transforment sa relation aux personnes, ce qui nécessite cependant de distinguer « autonomie » et « indépendance », notions étroitement liées à celle du « dedans » et du « dehors » dont la distinction correspond au « dégagement de l’enfant hors de la symbiose maternelle ». Ainsi l’autonomie psychique, faite « d’alternance de fermeture protectrice sur soi et d’ouverture stimulante sur l’extérieur », facilite chez l’enfant la prise de conscience de sa propre identité.
L’autonomie selon Bowlby, le stade ultime du développement, le fruit de nombreuses mutations internes à travers des renoncements, des investissements de la réalité rendue ainsi plus attractive que l’attachement régressif de la mère. C’est là tout le travail nécessaire de la séparation mère/enfant.
Par exemple : l’enfant de 2 ans peut avoir des difficultés à se séparer de son parent, le matin, en arrivant à la crèche ; mais cela ne l’empêche pas de passer une bonne journée avec ses amis, qu’il aura parfois du mal à quitter le soir, certainement pour les même raisons.
L’enfant acquiert l’autonomie au prix d’un renoncement (à sa mère) pour la conquête du monde.

 

 
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