Bébé s'affirme : Il dit NON à tout : Comment le convaincre ? Vers 18 mois, votre enfant veut accéder à l'autonomie et l'indépendance. C'est un moment de découverte mutuelle extraordinaire. Mais pour y parvenir, bébé choisit la voie de l'opposition: Il dit non à tout ce que vous lui proposez. Il n'est ni têtu ni mal élevé: il grandit tout simplement.
Le bain, la promenade, un jeu de ballon : autant de propositions qui vous valaient un sourire enjoué de bébé naguère et, qui provoquent aujourd'hui sa rébellion. « Non », répond-il à (presque) toutes vos sollicitations. Faut-il désespérer de parvenir à lui inculquer de bonnes manières ou sévir? Ni l'un ni l'autre: Chaque enfant a besoin de s'affirmer, de montrer sa volonté d'aller vers l'autonomie. S'il marche et commence à se débrouiller, c'est bien parce que ses parents l'ont motivé, sinon, il serait encore à quatre pattes. Il a envie d'avancer pour manifester ses capacités et cette période du non est inévitable, voire indispensable. Sachez donc que votre bébé aussi, même s'il était doux comme un agneau jusque-là, opposera un déni catégorique à tout ce que vous lui proposerez, dès 18 mois et jusqu'à 2 ans et demi environ. Cette période risque d'être prolongée en cas de changements dans sa vie. Séparation ou divorce par exemple. L’enfant veut témoigner qu'il a une volonté propre, il dit non pour mieux s'approprier ce qu'on lui demande de faire. Résultat, vous avez en face de vous un petit bout de chou qui aimerait bien devenir le tyran maison. Mieux vaut s'en réjouir car il est en train de devenir grand. Et même s'il vous décourage et vous fatigue, rappelez-vous à tout instant qu'il a besoin de s'opposer pour mieux grandir. Cela peut vous aider à dédramatiser.
Contourner le « Non » Cela ne signifie pas, bien sûr, qu'il faut applaudir à cette personnalité nouvellement affirmée. Pas question de la cultiver et de rire systématiquement de son attitude. Sans vouloir transformer votre enfant en objet de soumission, il faut quand même lui montrer qu'il existe des règles. Vous aussi avez le droit et le devoir de lui dire non. Cela le rassure d'ailleurs. Mais plutôt que de le mettre systématiquement au coin, il est bon de lui parler de vous. Lui raconter par exemple que vous, vous ne vouliez pas aller vous coucher lorsque vous étiez petite. Ça marche à tous les coups. Evitez aussi de réagir au premier degré. Un enfant n'est pas « méchant» parce qu'il dit non. Il se construit! Le non est le mot le plus facile dans le langage d'un petit enfant. Il entend ce mot depuis sa naissance. "Non, bébé, ne pleure pas, non, ne jette pas tes petits pois par terre, non, bois ton biberon ... "» Mais le non de bébé ne signifie pas toujours un refus. Parfois, il n'est pas content de lui, il veut faire aussi bien que ses parents mais n'y arrive pas. A ce moment-là, il s'agit de le rassurer, de ne pas réagir au premier degré. A vous, maman « idéale », de distinguer les vrais chagrins du simple caprice. « Moi tout seul » Avec un peu d'imagination, vous arriverez parfaitement à le distraire de ses refus. Imaginez qu'il vous dise « non, moi tout seul» en arrosant généreusement autour de lui avec sa soupe parce qu'il ne sait pas encore porter sa cuillère à sa bouche. Inutile de la lui prendre des mains pour l'aider de force. Négociez, dites-lui: «Très bien, tu vas essayer toi-même» et alternez une bouchée donnée par vous et celle qu'il essayera de prendre lui-même. Mettez-lui une grande serviette et évitez de vous vêtir de votre tailleur blanc cassé.
Désarmer ses colères Vous lui avez interdit de prendre un troisième bonbon et pour toute réponse, il se met à hurler. Inutile de vous énerver à votre tour. Il doit se rendre compte que vous, sa maman, détenez l'autorité. Vous n'avez pas besoin de tout expliquer et de vous justifier, du moins dans les cas simples. Dites-lui que vous comprenez qu'il ne soit pas d'accord avec votre décision, mais que c'est comme ça ! Restez très ferme mais évitez de le vexer en rapportant vos problèmes à son père. Ce n'est pas toujours facile de l'entendre hurler dans sa chambre ou dans la rue (tous ces regards indignés qui se tournent vers vous ... ), mais il faut assumer. N'hésitez pas cependant à lui en reparler après pour garder une bonne communication entre vous deux et pour retrouver sa confiance.
Dis bonjour à la dame Pendant la phase du non, il refuse systématiquement de vous dire bonjour alors que vous auriez aimé qu'il fasse preuve d'un peu de sociabilité. En fait, il dit bonjour, mais pas de la manière habituelle. Souvent il montre ses chaussures neuves, offre un dessin, apporte un jouet... Essayez de comprendre sa façon de communiquer et remerciez-le pour son présent, complimentez-le sur ses beaux souliers. Lorsqu'il ne veut pas dire bonjour à un tiers, ne le forcez pas. Si vous avez peur que la personne en question s'en offusque, expliquez-lui que c'est sa façon de saluer. Montrez-lui une nouvelle fois que les grandes personnes s'embrassent, se serrent la main, se disent bonjour. Mais ne faites jamais de commentaires désobligeants pour ne pas l'humilier. Il dit Non à tous les plats Jusqu'alors, votre bébé jouait les explorateurs en matière de nouvelles saveurs. Puis, soudain, c'est le refus total de tout ce qu'il trouve dans son assiette, surtout lorsque c'est nouveau. Si un enfant ne veut manger que des pâtes et du riz, n'en faites pas une maladie. Veillez à ce qu'il prenne un petit déjeuner équilibré (levez-vous un peu plus tôt pour qu'il ait le temps de s'attabler avec vous) et évitez le grignotage à tout bout de champ. Ne lui dites jamais: « Finis ton assiette, sinon tu vas au lit », ce qui aurait pour effet de lui faire croire que dormir équivaut à être puni ... Faites preuve d'imagination et développez sa curiosité. La nourriture est un enjeu terrible. Raison de plus pour ne pas en faire une bataille.
Il refuse de se coucher Chaque fois que vous lui annoncez qu'il doit aller se coucher, il pleure. Fixez-vous toujours une heure à ne pas dépasser. Pendant le dîner, annoncez-lui gentiment que dans un petit moment, il devra aller au lit. Respectez un rituel. Les enfants adorent les histoires vécues par vous lorsque vous étiez petite ou lues dans un livre. Laissez un verre d'eau (ou un biberon, selon l'âge) à côté de lui. Sa porte (mais pas la vôtre) peut rester ouverte, sa veilleuse allumée. Ne vous couchez surtout pas à côté de lui jusqu'à ce qu'il s'endorme et faites-lui comprendre que vous avez besoin de passer un moment de tranquillité avec votre compagnon. A lire : Petits tracas et gros soucis de 1 à 7 ans : Quoi dire, quoi faire ?
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